Publicité

La congestion portuaire fait grogner les compagnies maritimes

20 avril 2007, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Sécurité améliorée rime désormais avec lenteur dans le port. Ce qui fait grogner les compagnies maritimes. En effet, avec le passage du cyclone Gamede en février, les autorités ont renforcé la sécurité, les infrastructures portuaires et les portiques. Les mesures ont eu pour conséquence de longues attentes des navires dans le port. Des attentes qui coûtent cher.

En fait, lorsque la vitesse du vent atteint 70 km/h, l?alerte est donnée et les trois portiques du Mauritius Container Terminal (MCT) à Mer-Rouge cessent de fonctionner. Mais la norme est désormais fixée à 50 km/h. Du coup, avec le temps venteux de ces derniers jours, tous les navires dotés des grues sont transférés dans les anciens quais polyvalents afin de débloquer la situation. C?est le cas depuis une semaine au moins. Les compagnies maritimes craignent que la situation n?empire et que le temps d?arrêt de travail au MCT augmente avec l?arrivée de l?hiver où le vent serait normalement encore plus fort.

Le MSC Scandinavia, l?un des plus gros porte-conteneurs à avoir jusqu?ici touché Port-Louis, est arrivé le 17 avril. Mais ce n?est que le 21 avril qu?il pourra accoster le quai du MCT pour ses opérations. Or, chaque jour d?attente dans le port coûte 60 000 dollars à la compagnie maritime. Le navire compte 5 400 conteneurs à son bord pour différents ports.

Le MSC Sariska, qui était arrivé le 11 avril, est entré à quai après cinq jours d?attente. A son bord, des conteneurs de matières premières pour la zone franche, des appareils électroménagers et des denrées alimentaires en provenance d?Asie. Il transporte aussi des conteneurs qui ont été transbordés à Port-Louis à destination d?autres ports de la région. Le navire a quitté le port mercredi soir.

Insuffisance d?équipements

L?agence maritime du Mol Dream, bateau qui est arrivé le 17 avril, avait fait une demande pour que le navire puisse opérer à MCT. Mais puisqu?il ne pouvait y opérer que le 23 avril, elle a opté pour des opérations dans les anciens quais. Alors qu?au MCT les opérations de déchargement et de chargement n?auraient pris qu?une journée, sur les anciens quais, il faudrait en compter deux.

Et sur les anciens quais, à en croire certains opérateurs, les résultats ne sont pas concluants. Les opérations se déroulent lentement en raison de l?insuffisance des équipements pour les opérations sur les navires et faire la livraison de conteneurs aux clients. ?Le nombre d?équipes de travailleurs portuaires est suffisant pour les opérations mais il n?y a que neuf remorques et deux chariots élévateurs. Nous coopérons et travaillons 24 h sur 24 sur ces quais polyvalents. A court terme, il faut que les autorités achètent ou louent des équipements additionnels?, lâche José François, président de la Port-Louis Harbour and Docks Workers Union. Ce dernier ajoute que ?nous subissons les critiques des compagnies maritimes qui sont de plus en plus exigeantes. Elles estiment que le travail est lent mais la vraie cause est le manque d?équipements?.

Les agences maritimes craignent que le nombre de jours d?attente soit d?au moins trois jours avec le nombre de navires attendus dans les prochains jours. D?autant plus que la Mediterranean Shipping Co Ltd (MSC) a au moins cinq navires en attente et la Maersk Line, trois. Et déjà, du côté de celle-ci, le San Isidoro a pris trois jours de retard sur son départ.

Publicité