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La conférence sur les Comores s?ouvre sans Louis Michel
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La conférence sur les Comores s?ouvre sans Louis Michel
Maurice accueille du beau monde dans le cadre de la conférence de bailleurs de fonds en faveur de l?Union des Comores qui se tient à Grand-Baie aujourd?hui. Du côté des chefs d?Etat, le président comorien, Assoumani Azali, est arrivé hier venant de Paris en compagnie de son épouse, alors que son homologue sud-africain, Thabo Mbeki, était attendu tôt ce matin à Plaisance. Celui-ci présidera la conférence qui est organisée sous l?égide de l?Union africaine (UA).
Le grand absent de la table ronde sera, bien sûr, le commissaire européen au développement, Louis Michel. Il était prévu qu?il foule le sol mauricien ce matin avant d?être héliporté dans le Nord. Mais il ne pourra être de la partie pour cause de maladie.
Les Comores sont à Maurice en force pour cette conférence destinée à recueillir plus de 250 millions d?euros pour sa stratégie de Croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP). En plus du président de l?Union, l?archipel a dépêché ses ministres d?Etat des Relations extérieures, du Commerce extérieur et des Finances à Maurice, ainsi que le commissaire général à la SCRP, Younoussa Ben Imani.
L?Afrique sera bien représentée à Grand-Baie par le haut-commissaire nigérian en Afrique du Sud, le ministre algérien délégué aux Affaires maghrébines et africaines, l?envoyé spécial du président soudanais (arrivé en jet privé) et le secrétaire général du Fonds égyptien pour la coopération technique. Des représentants des gouvernements sénégalais, kenyan, seychellois et malgache ont également fait le déplacement.
<B>Forte présence d?organisations régionales</B>
Le commissaire pour la paix et la sécurité de l?Union africaine, Said Djinnit, le directeur du département des opérations de la Banque africaine de développement, le secrétaire général de la Commission de l?Océan indien, Monique Esoavelomandroso, l?assistant secrétaire général du Common market of eastern and southern Africa, Sindiso Ngwena représentent les organisations de la région.
L?Asie n?est pas en reste avec l?ambassadeur indonésien en Tanzanie, l?ambassadeur chinois aux Comores, Tao Weieuang, le premier secrétaire de l?ambassade du Japon à Madagascar et le secrétaire auprès du ministre indien aux Affaires étrangères, Shashi Tripathi, qui ont atterri à Maurice hier et avant hier.
Pour ce qui est des institutions internationales, on note l?arrivée de Thomas Krueger du Fonds monétaire international, de l?officier de la Banque mondiale pour les Comores, James Bond, du représentant de l?Organisation mondiale de la santé, des directeurs adjoints pour la région Afrique de l?Organisation des pays exportateurs de pétrole et du Programme des Nations unies pour le développement, du représentant du directeur général de l?Unesco, Tidiana Sy, du directeur du bureau de l?Organisation internationale du travail pour les Comores, entre autres.
Un représentant du Sultanat d?Oman, le conseiller spécial du vice-président saoudien, ainsi que le directeur du Fonds saoudien et un officier du Fonds koweïtien représentent le Moyen-Orient.
Du côté de l?Europe, le haut représentant pour la sécurité et la prévention des conflits, André Wiltzer, dirige une forte délégation française alors que l?Allemagne a envoyé un ambassadeur à Maurice mardi. Les Etats-Unis, l?Australie, le Brésil et la Russie participent également à la conférence.
GIUSSEPPINA MAZZA, REPRÉSENTANTE DU PNUD AUX COMORES
<B>?Le défi sera de gérer l?ensemble des programmes et leur mise en oeuvre?</B>
● <B>Quels sont, selon vous, les grands enjeux de cette conférence de bailleurs de fonds ? </B>
La conférence a un double objectif. Elle vise à amener les Comores à ouvrir des concertations avec des partenaires, qu?ils soient nouveaux ou traditionnels, autour de son programme de développement, la Stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (SCRP).
Son second objectif est de relancer la coopération et le développement car l?Union des Comores a vu son aide publique baisser de façon constante et considérable ces dernières années.
Il s?agit donc de mobiliser les ressources nécessaires à la SCRP et d?ouvrir des concertations durables. Mais il faut aussi noter que cette conférence se situe à un moment où les Comores enregistrent des acquis remarquables en matière de réconciliation nationale et de gouvernance institutionnelle.
Le plan d?action s?étale sur quatre ans et il contient donc un facteur de stabilisation des acquis et de parachèvement de la réconciliation nationale.
● <B>Pensez-vous que les partenaires partagent cet état d?esprit ? </B>
J?en ai l?impression. Déjà, leur présence ici est un signe extrêmement positif de leur intérêt pour les Comores.
● <B> Est-ce que la SCRP aborde pleinement les priorités de l?Union ? </B>
Je pense que oui. Elle a été conçue dans une approche participative qui a permis à tous les partenaires comoriens de contribuer au processus. Elle est accompagnée d?un plan d?action et d?un programme d?investissement public. Le document cible bien les priorités du pays à plusieurs niveaux. Il est complet. Le défi sera de gérer l?ensemble des programmes et leur mise en ?uvre.
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