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La commission à pied d?oeuvre
Après avoir écouté plus de 200 témoignages à Maurice, la commission d?enquête sur la vente à la barre est à Rodrigues. Elle va consacrer deux jours pour entendre des Rodriguais.
L?un des cas les plus pathétiquesà être évoqué est celui de Moussa Dina, le propriétaire de l?ancienne auberge Beau-Soleil, qui s?est recyclé comme traiteur. Il a déposé devant la commission à la mi-juillet et compte de nouveau se faire entendre à Rodrigues.
Moussa Dina, qui habite une petite maison, à côté de son ancienne auberge, est même menacé d?expulsion là aussi. Cette affaire est en cour.
Selon Moussa Dina, le terrain sur lequel se trouvait l?auberge, appartenait à son grand-père, Josier Biram. En 1983, son frère Maël et lui, décident de construire un petit pensionnat de six chambres. Il est baptisé Beau-Soleil.
En 1990, des travaux d?extension ont lieu. L?auberge dispose de 12 chambres.
En 1994, les frères Dina empruntent la somme de Rs 8,5 millions de la Banque de développement. Cet argent servira à rénover l?auberge. Mais, c?est à partir de là que commence le malheur de la famille. Les clients se font rare et la famille éprouve des difficultés à rembourser ses dettes.
En vente
Malgré les lettres de rappel, les Dina se trouvent dans l?impossibilité de rembourser leur dette. Moussa Dina fait un appel à un avoué pour que ses démarches soient moins ardues. Les négociations débutent. Mais au fil des mois, la situation ne se décante pas.
En mars de l?année dernière, l?auberge est mis en vente. Les Dina tombent des nues en apprenant que Beau Soleil est vendu pour la somme de Rs 5 millions. Pourtant un tel établissement avait été évalué à environ Rs 25 millions.
Moussa Dina croit dur comme fer qu?il y a eu maldonne. Il fait confiance à la commission. Il est d?opinion que son témoignage permettra de faire la lumière sur cette sombre affaire. D?ailleurs, il souligne que des objets lui appartenant, se trouvent encore à l?auberge, rebaptisé aujourd?hui Le Flamboyant
Entre-temps ce père de famille de deux enfants, est devenu traiteur. Il livre des pains fourrés, du briani et du riz frit, chez des commerçants.
Il est menacé d?expulsion sur le terrain où il vit. Encore une affaire qui risque de traîner en cour.
Idelma Lalande, qui se dit victime de vente à la barre, a fait une déposition pour escroquerie contre un avoué.
Harish Boodhoo a tenu une conférence de presse au courant de la semaine. Il a dénoncé certains avocats, notaires et avoués.
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