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La cité Interdite

19 mai 2007, 00:00

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<B>Splendeur et majesté</B>

Projeté en avant-première au Star Curepipe, La cité interdite, le huitième film de Zhang Yimou avec sa muse Gong Li, est une autre démesure à mettre sur le compte du cinéaste chinois le plus célébré de la planète. Attention, événement cinématographique sans précédent : le CD piraté de La cité interdite n?était pas en circulation avant la sortie en salles ! Les pirates n?ont guère sévi dans les rues de la capitale ou d?ailleurs. On s?en réjouit.

Certains ont trouvé que la tragédie shakespearienne de Zhang Yimou sur le devoir et la raison, l?honneur et la vengeance, était belle mais vide. D?autres, dont nous faisons partie, se sont laissés captiver par cette histoire de famille royale enclavée dans les conventions, le sens du devoir, la bienséance. Si l?intrigue est on ne peut plus simple : une reine se sachant tuée à petit feu par son mari, décide de le faire abdiquer en déclenchant une terrible guerre, c?est dans sa mise en scène, que La cité interdite fera date.

Ce film est d?un esthétisme pur. Nous visitons au gré des scènes, des couloirs aux tapisseries miroitantes, des terrasses extérieures aux fleurs colorées, des scènes qui baignent à chaque fois dans une lumière pure et éclatante, même si à chaque scène, le drame devient plus latent. On s?extasie devant les costumes fastueux, souvent cousus de fil doré, les bijoux de sa majesté Gong Li, impériale du début à la fin, cruelle aussi souvent.

Tout est dans la perfection de chaque plan, de chaque image montrée comme pour capturer le regard. Le spectateur se laisse aller dans cette déferlante d?images soignées mais pas léchées.

Au milieu du chaos familial, au milieu de chaque c?ur dans lequel le drame se joue, c?est Shakespeare qui côtoie Alexandre Dumas avec une reine Margot incisive et décidée, moitié Phèdre, qui se moque des convenances, jusqu?à avoir une liaison avec son beau-fils.

Certes La cité interdite prime la barbarie, un benjamin qui assassine son frère, héritier du trône, un roi tyrannique (Chow Yun-Fat des grands jours), qui haï son épouse et choisit d?aimer un seul de ses fils au lieu des trois.

Zhang Yimou filme avec ardeur chaque scène dont chaque élément le composant, est chorégraphié au millimètre près. On est loin de Hero, mais si près de ce que sait si bien faire Zhang Yimou : la démesure.

<B>Synopsis</B>

Chine, Xe siècle. De retour à La cité interdite, l?empereur découvre qu?un complot se trame derrière son dos, au c?ur même de son palais. Les dangereuses alliances et les secrets enfouis vont faire surface.

Réactions?

<B>Wassim Sookia, aspirant-cinéaste

«Je suis déçu. Je l?ai trouvé beau mais sans âme.» </B>

<B>Oylynn Chan, comptable </B>

«J?ai aimé la splendeur des images et la richesse de chaque plan. On a envie d?aller visiter. En revanche, la fin indique une fois de plus qu?à cette époque, la femme devait s?effacer devant son mari. Cela dit le face-à-face entre le roi et la reine m?a beaucoup plue.»

<B>David Sookhun, merchandiser </B>

«J?ai trouvé que ce film était d?une beauté absolue, dans ses images, dans ses effets spéciaux et ses scènes de combat. J?ai été captivé du début à la fin.»

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