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La Bulgarie demande l?extradition des infirmières
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La Bulgarie demande l?extradition des infirmières
La condamnation à mort des cinq infirmières bulgares et du médecin palestinien naturalisé bulgare a été commuée avant-hier en peine de prison à perpétuité, a annoncé le Haut Conseil judiciaire libyen, ouvrant la voie à leur possible extradition vers Sofia.
Les autorités bulgares ont aussitôt annoncé qu?elles demanderaient à la Libye le transfert de ses ressortissants détenus depuis février 1999 à Tripoli.
?Cette décision est un grand pas?, a déclaré le ministre bulgare des Affaires étrangères, Ivaïlo Kalfine. ?Pour nous, l?affaire sera terminée que lorsqu?ils seront rentrés en Bulgarie?, a-t-il toutefois tempéré.
Le souhait de la diplomatie bulgare pourrait prendre corps en vertu d?une convention signée en 1984 par Sofia et Tripoli sur le transfert de prisonniers.
A Washington, le secrétaire d?Etat adjoint américain David Welch a salué ?une avancée positive?, espérant également que cette décision irait ?dans le sens d?un retour des accusés dans leur pays?.
Les cinq infirmières et le médecin bulgares ont été arrêtés par les autorités libyennes il y a huit ans dans le cadre d?une enquête sur la propagation du virus du sida dans un hôpital pour enfants de Benghazi. Au total, sur les 460 enfants infectés, 56 ont trouvé la mort à ce jour.
Chejana Dimitrova, Nasya Nenova, Valentina Siropoulo, Christiana Valcheva et Valia Tcherveniachka et le médecin palestinien Achraf Alhajouj ont constamment rejeté les accusations portées à leur encontre.
Ils ont affirmé que leurs aveux leur avaient été arrachés sous la torture, allégation soutenue par la Bulgarie et ses pays alliés.
Plusieurs scientifiques de renom, dont le Français Luc Montagnier, avaient par ailleurs signalé aux autorités libyennes que l?épidémie avait commencé un an avant l?arrivée des Bulgares à Benghazi.
Un tribunal libyen avait condamné à mort en décembre dernier les six accusés, peine confirmée en appel par la Cour suprême avant d?être commuée avant-hier par le Haut Conseil judiciaire. La plus haute instance judiciaire de Libye a justifié son arrêt par ?un accord de conciliation conclu avec les familles des victimes?, comprenant notamment des compensations financières.
Un porte-parole des familles de victimes avait annoncé un peu plus tôt dans la soirée que les familles des 460 enfants infectés par le VIH à l?hôpital de Benghazi avaient reçu chacune un million de dollars afin de renoncer aux poursuites.
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