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La Bourse attire les investisseurs étrangers et les petits porteurs

18 janvier 2008, 00:00

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Le SEMDEX à la clôture de la Bourse d?hier était redescendu à 1969,02 points. Le SEMTRI était à 5176,56 points contre 515,25 points pour le SEM-7. En début de semaine, chacun de ces trois indices a atteint un nouveau sommet. Le SEMDEX a dépassé, lundi, pour la première fois, le cap des 2 000 points, atteignant 2 003,87 points et portant sa croissance à 8,19 % depuis le début de l?année.

Quant à l?indice de rendement total, SEMTRI et l?indice SEM-7, ils culminent à 5 268,18 points et 527,08 points respectivement à la fin de la séance du 14 janvier. Ces indices réalisent des gains de 8,2 % et de 10,41 % respectivement depuis le début de l?année. La capitalisation boursière se chiffrait à la clôture de la séance à un nouveau record de Rs 187,27 milliards tandis que le montant des transactions du jour s?élevait à Rs 37,4 millions.

La fluctuation des cours des actions sur le marché boursier est influencée par l?offre et la demande.

Pour l?économiste Swadicq Nuthay, senior fund manager, «l?augmentation ces dernières semaines des cours des actions cotées à la Bourse de Maurice s?explique par divers facteurs, à l?origine du déséquilibre de l?offre face à une forte demande. L?expansion de la demande est liée à la volatilité observée sur certains marchés boursiers, notamment ceux des pays développés. Les marchés des pays émergents sont devenus la cible des investisseurs étrangers qui estiment qu?il existe encore beaucoup d?opportunités à exploiter sur le continent africain».

Il explique les raisons de l?engouement des investisseurs pour le pays. «Maurice, compte tenu de ses récentes prouesses économiques et des belles prévisions pour 2008, attire une bonne partie de ces investissements étrangers. D?autre part, les bonnes performances de certaines banques et hôtels du pays ont encouragé l?afflux sur le marché boursier de nombreux petits porteurs cherchant à profiter de cette manne. Il faut ajouter à ce nombre, ceux qui ont acquis des actions provenant des entités corporatives dont une partie des revenus découle des investissements qu?elles réalisent à l?étranger (foreign income).»

Surévaluation</B>

Maurice détient aussi l?une des meilleures infrastructures boursières en Afrique. L?appartenance en tant que pays africains de Maurice, l?Afrique du Sud et l?Egypte au World Federation of Exchanges n?est pas étrangère à l?intérêt que le pays suscite chez les investisseurs étrangers.

Il faut ajouter l?effet produit par le lancement par la Morgan Stanley, banque d?affaires américaine, du MSCI (Morgan Stanley Capital International) Frontier Emerging Markets Index, il y a trois mois, dans 19 marchés boursiers africains, dont celui de Maurice. Ce nouvel index suscite un vif intérêt de la part des institutions et des investisseurs internationaux, parce que tous ces gestionnaires de fonds ont l?obligation d?acheter des actions cotées en Afrique.

L?effet conjugué de tous ces facteurs contribue à l?augmentation exagérée de la demande d?actions, au point où l?on arrive à des situations de surévaluation des cours des actions. Comme sur n?importe quel marché, l?on pourrait courir des risques. Celui auquel l?on pourrait être exposé est le «profit taking» qui survient quand l?action cotée devient excessivement chère. Dans ce cas, certains détenteurs de titres décident de réaliser leurs biens en vendant leurs actions et empocher ainsi un profit immédiat.

<B>Conseil de professionnels</B>

L?instinct dit grégaire (herd instinct) qui amène des êtres humains à adopter le même comportement pourrait alors s?ensuivre et achever le tableau. En général, dans de telles circonstances, où un plus grand nombre cherche à vendre et que peu de gens sont disposés à acheter, c?est-à-dire quand l?offre, cette fois, devient plus forte que la demande, il en résulte le ralentissement, voire la baisse des cours.

Bien qu?il n?y ait aucun mal à acquérir des actions en Bourse, la meilleure attitude à adopter est de demander conseil auprès des professionnels en la matière qui connaissent mieux les entreprises cotées. Le professionnel en investissement est mieux placé pour évaluer les performances de ces entreprises et déterminer leurs limites.

Mais du côté de la Bourse, l?on estime que des campagnes de sensibilisation ont été entreprises récemment pour éduquer les investisseurs aux possibilités de gains que les investissements en Bourse peuvent procurer, mais aussi à les informer suffisamment sur les risques de pertes auxquels ils s?exposent en spéculant. Il est très souvent conseillé aux investisseurs en Bourse de diversifier leurs investissements en évitant de mettre tous leurs ?ufs dans le même panier.

<B>Nico PANOU</B>

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