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La bijouterie artisanale en quête d’un nouvel éclat
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La bijouterie artisanale en quête d’un nouvel éclat
Le bijoutier traditionnel perd graduellement de son brillant. Il y a un urgent besoin de renouveau dans le secteur. Une évolution vers une activité semi-industrielle, voire industrielle, est une des solutions envisagées. La Mauritius Jewellery Owners’ Association avait convié ses membres en assemblée générale, jeudi dernier, au restaurant Namasté à Port Louis. L’occasion pour les opérateurs d’aborder les nouvelles perspectives de développement face à une concurrence plus intense et une sophistication des goûts des consommateurs.
Christian Poncini, fabricant industriel, a fait un exposé sur les nouvelles opportunités, notamment au niveau du marché des touristes et de l’exportation. Il a axé son intervention sur la nécessité de se moderniser et de travailler en réseau : “Passer à une étape industrielle ne veut pas nécessairement dire employer 50 ouvriers et opérer sur une superficie de 50 000 pieds carrés. On peut travailler à une échelle inférieure, mais il faut pouvoir collaborer.”
Les réseaux apportent la taille critique nécessaire pour affronter la concurrence étrangère. Toutefois, la volonté de coopérer n’existe pas parmi les petits exploitants, dit regretter Christian Poncini.
Il explique les nombreux défis d’une bijouterie semi-industrielle et industrielle. L’organisation du travail est différente de celle des petits ateliers. Il faut un plus grand apport de technologie et une spécialisation des ouvriers dans les différents maillons de la chaîne de fabrication. Un modèle de sous-traitance parmi les fabricants est également nécessaire pour transformer la bijouterie traditionnelle en un secteur robuste et réorienté vers l’exportation. Il cite l’Italie où le concept a fait ses preuves et évoque sa propre expérience réussie de collaboration avec des partenaires à l’échelle internationale pour produire des bijoux de classe mondiale.
Le cadre régulateur du monde de la bijouterie à Maurice connaîtra bientôt des changements importants. Le Jewellery Act sera amendé pour mieux refléter les nouvelles réalités du marché notamment sur le plan de la protection des consommateurs, de la sécurité des opérateurs et des exigences techniques et commerciales du métier.
L’Assay Office, organisme public qui fait fonction de régulateur auprès de ce corps de métier, se penche sur les nouveaux standard d’opération. Il souhaite un dialogue avec les bijoutiers pour que la nouvelle législation tienne compte de leurs attentes.
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