Publicité

La Belgique une nouvelle fois plongée dans la crise

6 septembre 2010, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

La Belgique une nouvelle fois plongée dans la crise

Près de trois mois après les élections, la Belgique se retrouve de nouveau dans la crise après la démission d''''Elio di Rupo (photo), chef de file du Parti socialiste francophone qui a renoncé à son tour à tenter de former un gouvernement.

Le roi Albert II a accepté, le soir du samedi 4 septembre, la démission du socialiste wallon, qui n''a pu combler le fossé entre néerlandophones et francophones paralysant la vie politique belge depuis plus de trois ans.

Ce nouvel échec, après celui de la mission confiée au séparatiste flamand Bart de Wever, rend probable la tenue d''élections anticipées pour tenter de former un gouvernement de coalition viable et représentant les deux communautés linguistiques.

Sans aucune garantie cependant, vu les longues et tortueuses discussions qui ont suivi les récentes élections. Dans les colonnes de La Dernière heure, dimanche, Laurette Onkelinx, figure du PS francophone, prévient même qu''"il faut se préparer à la fin de la Belgique" et estime qu''"une grande partie de la population flamande" fait le voeu de la scission.

Si la Belgique est habituée à l''instabilité politique, et si nombre d''analystes jugent que les propos d''Onkelinx relèvent davantage d''une posture politique que d''une prophétie crédible, le pays peut difficilement se permettre de rester dans l''impasse au vu de l''ampleur de sa dette nationale, qui devrait dépasser les 100% du PIB l''année, et de l''attente de marchés financiers.

Le roi Albert II a confié aux présidents de la Chambre des députés et du Sénat, le socialiste André Flahaut et le flamand Danny Pieters, du parti séparatiste N-VA (Nouvelle alliance flamande), une nouvelle mission de médiation. Les deux médiateurs devront faire preuve de créativité dans les semaines qui viennent.

Les partis néerlandophones réclament une plus large autonomie pour la Flandre mais les Francophones craignent un appauvrissement de leur région, la Wallonie et Bruxelles.

La précédente coalition s''est effondrée après l''échec des deux communautés à parvenir à un accord concernant Bruxelles et les droits linguistiques spécifiques dont jouissent les francophones dans la banlieue flamande de la capitale.

Bart de Wever, responsable de la N-VA, qui a remporté d''un siège l''élection de juin, a jeté l''éponge en juillet, estimant qu''il n''y avait pas suffisamment de consensus sur les questions essentielles.

Di Rupo a accusé la N-VA et les démocrates flamands chrétiens (CD&V) d''être responsables de la fin des négociations en refusant une ultime proposition de compromis.


(Source: Reuters)

Publicité