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La BEI veut un signal fort pour aider la réforme sucrière
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La BEI veut un signal fort pour aider la réforme sucrière
La restructuration de l?économie à l?épreuve des bailleurs de fonds. Une équipe de la Banque européenne d?investissement (BEI) complète aujourd?hui une première mission d?évaluation des requêtes de financement. Les discussions se sont portées essentiellement sur la réforme sucrière. Il y a encore des pistes à éclaircir avant de s?assurer du soutien de cette institution.
?Nous sommes là dans le cadre d?une mission de constat (fact-finding). Nous n?attendons pas de voir des projets finalisés. Notre objectif est d?avoir une vue d?ensemble sur la situation et de voir quels sont les projets que nous pouvons soutenir suivant nos critères d?usage touchant à la viabilité économique, technique et environnementale des projets?, déclare à l?express le chef de la délégation de la BEI, Manfred Dreschler.
La BEI compte effectuer une autre tournée vers le mois de mars ou d?avril pour faire le choix final des projets si les dossiers évoluent à sa satisfaction. La délégation a notamment eu des rencontres avec des ministres, dont le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, et des responsables des grands groupes sucriers durant la semaine.
Suppression des effectifs
Le gouvernement recherche des assistances financières auprès de la communauté internationale dans le but de financer un plan de restructuration économique sur dix ans. La réforme de l?industrie sucrière, un des aspects fondamentaux de ce programme, est énoncée dans un Multi-Annual Sugar Adaptation Plan.
Celui-ci est un programme à plusieurs volets comprenant la suppression des effectifs de l?industrie dans le cadre d?un plan de retraite volontaire, la production d?énergie par les sucreries et l?exploitation commerciale des autres sous-produits de la canne dont la fabrication de l?éthanol.
?Nous avons déjà apporté notre soutien financier à la centrale thermique de Belle-Vue. Il y a aujourd?hui des projets similaires. Nous sommes en train de voir tout le cluster sucre avec l?énergie, l?éthanol ainsi que les autres activités?, dit Manfred Dreschler. Ce dernier souligne que le gouvernement doit développer une stratégie plus claire concernant la commercialisation de l?éthanol face à l?intérêt exprimé par plusieurs producteurs potentiels ? sans compter la compagnie Alcodis qui est déjà en opération.
Les amendements au SIE Act sont un élément essentiel dans la mise en ?uvre du plan multi-annuel. Le gouvernement fonde beaucoup d?espoir sur l?appui des agences comme la BEI pour trouver les capitaux nécessaires à la réalisation de cette feuille de route. Tout retard concernant l?introduction des amendements à l?Assemblée nationale et leur éventuelle mise en application risque de refroidir les agences de financement.
?Le gouvernement doit mettre sur papier les discussions qu?il a eues avec l?Union européenne au sujet de la réforme sucrière. La stratégie doit être formulée à travers ces amendements?, fait ressortir le chef de la délégation.
Les représentants de la BEI ont également examiné des dossiers en dehors du sucre. Les technologies de l?information et des communications ont aussi retenu leur attention. Parmi elles, une requête pour le financement du projet d?accès au câble optique Eastern Africa Submarine System. La construction du Bagatelle Dam a aussi été à l?ordre du jour.
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