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La Barclays élue meilleure banque du pays
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La Barclays élue meilleure banque du pays
Il y a quelques années personne n?aurait parié cher sur son avenir. Pourtant elle est toujours là et se porte mieux que jamais. Elle se permet même de se distinguer et de décrocher une distinction internationale. La Barclays Bank de Maurice, puisque c?est d?elle qu?il s?agit, vient effectivement d?être désignée Banque de l?année 2003 par la prestigieuse publication spécialisée britannique The Banker.
La remise de la récompense s?est déroulée lors d?une soirée de gala à Londres hier à laquelle assistait le directeur général de la Barclays Jacques de Navacelle.
La distinction de la Barclays comme ?Bank of the Year 2003? marque le couronnement d?un parcours exceptionnel. Il y a quelques années à peine, la Barclays était moribonde. La banque donnait des signes inquiétants de mauvaise santé en fermant des succursales dans une tentative de limiter les dégâts. Les observateurs se demandaient combien de temps elle allait pouvoir tenir.
Puis vint celui à qui on doit attribuer le retournement dramatique de la situation, Jacques de Navacelle. S?il se reconnaît quelques mérites dans l?évolution positive de la Barclays, il se défend toutefois d?avoir tout fait tout seul.
?Je ne veux pas m?attribuer seul tout le mérite. C?est avant tout la victoire de la banque, de mes collaborateurs et de tout le personnel. Je n?aurais rien pu accomplir seul?, déclare le patron de la Barclays Maurice.
Pourtant les résultats sont éloquents. La part de marché de la Barclays est passée de 3 à 13 %. D?une banque en downsizing, elle est devenue une institution en pleine expansion avec le rachat des activités de la Banque nationale de Paris intercontinentale (BNPI).
La reconnaissance octroyée par The Banker à la Barclays est basée essentiellement sur la performance de la banque en 2002, soit avant l?acquisition de la BNPI. Les paramètres financiers qui comptent beaucoup dans le jugement de The Banker ont dû faire forte impression.
Le portefeuille de prêt de la Barclays a progressé de 50 % et la base de dépôts de 40 % avant le rachat des activités de la BNPI. Après l?acquisition de la BNPI en novembre 2002 le portefeuille de crédit a connu une hausse de 85 % et les dépôts de 90 %.
Malgré une année difficile et malgré l?impact financier exceptionnel de l?acquisition de la BNPI, la Barclays a bouclé l?exercice 2002 avec un bénéfice avant impôt de Rs 227 millions.
Outre la performance financière, la Barclays a également été jugé sur son dynamisme, sa capacité à lancer de nouveaux produits bancaires. Ces initiatives stratégiques pour faire croître son volume d?affaires avec l?acquisition de la BNPI notamment ont également pesé dans la balance.
Le succès de la Barclays Bank ne s?est pas construit tout seul et ne s?est pas fait du jour au lendemain. Jacques de Navacelle se souvient de l?état dans lequel il avait trouvé la banque à son arrivée en 1998. La gestion des ressources humaines était aléatoire, le personnel passablement démotivé et les infrastructures physiques de quelques succursales laissaient à désirer.
Le premier grand chantier fut donc de revoir la gestion des ressources humaines afin de doter la banque d?un encadrement administratif performant. ?Auparavant c?était l?ancienneté qui primait sur les compétences. Cela a changé. Pour la première fois la Barclays a commencé à recruter les cadres dont elle avait besoin hors de la banque. Cela a été un gros changement. Certains s?y sont adaptés et d?autres pas?, confie Jacques de Navacelle.
Pour améliorer le cadre de travail et remotiver le personnel, des investissements ont été réalisés pour rehausser certaines succursales. La cantine du personnel a également été relookée.
?Ce sont de petites choses mais cela contribue a améliorer le moral des troupes?, déclare Jacques de Navacelle.
Sur le plan organisationnel, les responsabilités des cadres ont été clairement définies et les pouvoirs décisionnels établis. L?esprit d?initiative a ainsi été encouragé.
?Quand j?ai demandé pourquoi on ne faisait pas grand-chose pour faire grossir notre portefeuille de prêt on m?a laissé entendre que nos projets étaient systématiquement rejetés par la maison-mère. Nous avons dû réapprendre à présenter de bons dossiers et démontrer que l?on pouvait convaincre le quartier général?, poursuit le numéro un de la Barclays.
Le financement de l?achat d?un Airbus d?Air Mauritius allait conforter le moral de la Barclays. ?Nous avions frappé un grand coup et cela a marqué les esprits?, commente Jacques de Navacelle.
D?une banque en proie à des doutes sur son avenir, la Barclays allait se transformer en une banque agressive ne cessant d?innover et de lancer de nouveaux produits. Un succès en entraînant un autre, lorsque la banque soumet à Londres son projet de rachat de la BNPI, le quartier général approuve.
?Cela nous a fait très plaisir. Cela faisait longtemps que la Barclays n?avait pas racheté une banque. Le fait que ce soit nous a été un grand moment?, raconte Jacques de Navacelle.
Durant ces derniers mois la priorité de la banque a été d?intégrer les activités et le personnel de la BNPI. Les fruits du rachat ne seront engrangés que durant le deuxième semestre. La récompense de The Banker est la cerise sur le gâteau.
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