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La Banque mondiale ne fera pas de prêts préférentiels
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La Banque mondiale ne fera pas de prêts préférentiels
?Aide toi et le ciel t?aidera.? Telle est en définitive la prescription de la Banque mondiale pour Maurice telle qu?exprimée par Michael Klein, vice-président du Private Sector Development de l?institution de Bretton Woods.Lors d?un point de presse hier soir, Michael Klein a effectivement estimé que Maurice ne pourra se qualifier pour des financements bonifiés de la Banque mondiale pour payer son ambitieux programme de restructuration. ?Demander des prêts préférentiels pour sortir d?un monde où les préférences commerciales n?existent plus est comme la problématique de l??uf et de la poule?, déclare Michael Klein.Pour le vice-président de la Banque mondiale, Maurice devra recourir aux marchés des capitaux commerciaux internationaux pour trouver les Rs 150 milliards nécessaires à la restructuration de l?économie. ?Maurice aura l?opportunité d?accéder à des fonds aussi longtemps qu?il ne s?agit pas de financements préférentiels?, affirme Michael Klein.Quant à savoir si le pays serait pénalisé à cause de son succès économique qui ne le qualifie plus pour des financements concessionnels, la réponse est claire : ?C?est dans la nature de tous les systèmes d?accorder priorité aux pays pauvres et de pénaliser ceux qui ont réussi. La première ligne de défense de Maurice sera de prouver ce qu?il peut faire lui-même?, soutient Michael Klein. Il n?est donc nullement question de brandir la réussite de Maurice comme un facteur pénalisant.
Le vice-président de la Banque mondiale, quoiqu?en visite privée, a quand même eu une longue discussion avec le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et le ministre des Finances, Rama Sithanen. Le principal objectif de la discussion a été de savoir comment reformer une économie. Les pays scandinaves, l?Australie et la Nouvelle Zélande sont des exemples de succès qu?on devrait imiter, estime Rama Sithanen. Selon lui, un des ingrédients pour attirer l?investissement direct étranger est de revoir l?encadrement pour l?acquisition des terres à Maurice qui, dit-il, est un sujet tabou. Michael Klein est d?accord sur ce point : la révision des lois foncières.
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