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La Banque mondiale au secours de l’État comorien

21 juin 2006, 20:00

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L’annonce a été faite vendredi au cours d’une conférence de presse par le directeur des opérations de la Banque mondiale (BM) au niveau de l’océan Indien. Après une visite d’une semaine, James Bond et une délégation constituée des responsables de la BM chargés des Comores, ont affiché leur souhait d’accompagner l’alternance politique qui s’est opérée dans le pays.

“D’ici le mois de décembre, la BM accordera un nouveau crédit d’environ 9 millions de dollars (7,2 millions d’euros, NdlR). Cette somme servira en partie à appuyer le gouvernement dans ses actions. L’autre partie va permettre l’extension des activités du Fonds d’appui au développement communautaire pour soutenir le développement communautaire”, a déclaré James Bond, le directeur de la banque dans la zone, basé à Tananarive.

Il s’agit d’une visite d’évaluation qui était prévue avant les élections, mais qui arrive après l’installation des nouvelles autorités. Ces fonds prévus pour une durée de 24 mois interviennent après la rencontre entre cette délégation, le chef de l’État et les présidents des îles autonomes. Au cours de cette rencontre, “la nouvelle équipe dirigeante a affiché sa volonté de coopérer avec les institutions de Bretton Woods en exhibant une plate-forme de lutte contre la corruption. Cela se révèle rassurant pour la Banque”, a dévoilé la délégation.

Ce nouveau crédit qui va certes permettre à l’État de respirer un moment, vient cependant alourdir la dette des Comores envers cette institution, qui est estimée à 120 millions de dollars. Malgré la lourdeur de la dette et la pauvreté qui sévit dans le pays, les Comores continuent toutefois à respecter leurs engagements au niveau de cette institution. “Les Comores ont toujours respecté les services de remboursement. C’est un signe de la volonté de travailler avec nous”, a précisé James Bond.

Les Comores peuvent comme un certain nombre de Pays pauvres très endettés (PPTE) présenter un dossier pour éponger leur dette. Ce programme lancé depuis plusieurs années a déjà bénéficié à une trentaine de “bons élèves” des institutions monétaires internationales, en majorité africaines. Mais les Comores attendent toujours. “Si le pays fait un effort, il peut profiter du programme PPTE qui consiste en une remise de la dette. Cependant, il faut que les nouvelles autorités mettent en place une politique macro-économique saine”, a indiqué James Bond. La politique macro-économique exigée par la BM est la seconde condition à l’effacement de la dette.

Les Comores ont rempli la première, à savoir la mise en place du Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). Selon les émissaires de la Banque mondiale, ce DSRP a été approuvé par Washington. Par ailleurs, la Banque n’a pas voulu faire de commentaire sur le nouveau système politique comorien constitué de quatre présidents. Bien que cette structure soit jugée coûteuse par certains, James Bond considère que “chaque pays a ses institutions. Il suffit de les pérenniser et de les faire fructifier”.

Le Canal

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