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L’entrepreneuriat sous le signede l’innovation et des idées
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L’entrepreneuriat sous le signede l’innovation et des idées
Thierry Rakotobe rêve grand. Assistant d’un éleveur d’autruches à Madagascar, il cherche à fédérer les éleveurs afin de répondre à la demande des hôtels de la Grande Île. “Il y a un marché potentiel”, souligne cet étudiant de la 9e promotion de l’Institut de la francophonie pour l’entrepreneuriat (IFE). La cérémonie de rentrée officielle s’est déroulée hier après-midi, à Réduit, sous le signe de la culture entrepreneuriale, l’innovation, la créativité, le management des idées et le leadership.
Faisant partie de l’Agence universitaire de la Francophonie, l’institut a une double mission. D’une part, former des entrepreneurs et des conseillers en création d’entreprise. Et de l’autre, s’assurer de la diffusion de la culture entrepreneuriale. À ce jour, plus de 250 étudiants de Maurice et de la région sont passés par l’IFE. “40 % des diplômés ont créé leur entreprise, 20 % sont dans le conseil et 15 % des anciens auditeurs sont attachés à une entreprise en tant que chef de projet par exemple”, a d’emblée affirmé le président du conseil d’administration de l’IFE, Mahmood Cheeroo.
<B>À l’écoute des employés</B>
Pour cette 9e promotion, ils sont 40 étudiants dont cinq Mauriciens, qui ont été choisis sur 285 candidats venant de 25 pays. Ces études, qui seront sanctionnées par un diplôme de troisième cycle, se composent en deux parties : l’apprentissage théorique et la mise en chantier du projet par les étudiants dans leur pays respectif.
Invité à intervenir lors de la cérémonie, Jean Claude de l’Estrac, président du steering committee de l’Empowerment Programme a fait ressortir que le succès de l’entreprise repose sur la faculté d’innover. “L’innovation est au cœur de toute entreprise. Tout est cela (…) L’entrepreneur et l’entreprise qui n’innovent pas sont morts.”
Pour que l’entreprise avance, il incombe à la direction d’être à l’écoute de tous ses employés, soit le management des idées. À cet effet, Jean Claude de l’Estrac a cité l’exemple de Toyota, 1er constructeur japonais d’automobile. Chaque employé se doit de donner des idées pour améliorer le travail effectué.
Toutes les entreprises qui pratiquent cette politique, qui bénéficient de la fermentation d’idées, font de la croissance. Certes, celles qui misent sur la productivité apportent “quelques résultats”. “Les entreprises qui réussissent sont celles qui produisent des idées”, a fait ressortir le président du steering committee de l’Empowerment Programme. “L’entreprise qui réussit, c’est celle qui arrive à faire émerger les idées de tous ses employés, en particulier de ceux qui sont sur le terrain”
Pour y parvenir, a déclaré Jean Claude de l’Estrac, l’employé doit être respecté. La tendance générale, désormais, à la tête de l’entreprise, est que le N° 2 soit le directeur des ressources humaines et non pas le directeur financier, car ce qui compte, ce sont les hommes et les femmes qui font l’entreprise. “C’est le succès des compagnies japonaises, américaines et celles qui montent.”
Après les employés, vient l’équipe dirigeante, autour du patron, qui forme l’intelligence collective. Certains éléments de l’équipe apportent leur contribution à partir d’une analyse logique, d’autres sont plus sceptiques, ils doutent. “Ce qu’il faut fuir, c’est ce que les Américains appellent le comfortable clone syndrome qui amène le patron à rechercher des gens qui lui ressemblent.”
Des conflits il y en aura, a soutenu Jean Claude de l’Estrac. Le leader est celui qui va au-delà de tout cela et en tire une “synthèse constructive” et qui a une capacité d’entraîner. Cependant, a-t-il déploré, “à Maurice, comme dans le monde, nous souffrons d’une crise de leadership. Le problème fondamental de notre temps , c’est un manque de leadership”.
Innovation et créativité, basées sur un système, et un leader. Le Cambodgien Rithy Chann est convaincu que c’est la recette pour réussir. Ce dernier compte se lancer dans l’agro-industrie à la fin de ces études, en mettant en place une unité de transformation de légumes dans son pays. À Maurice, Vyrum Pillay Munien, senior sports officer au ministère de la Jeunesse et des Sports, compte ouvrir son école de danse classique indienne.
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