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L’école de la vie

6 juin 2005, 00:00

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Bienvenue à l’école de la vie et du perfectionnement du judo. Au Centre national de formation de judo (CNFJ) sis au dojo de Beau-Bassin, une trentaine de jeunes s’entraînent pour devenir des sportifs de haut niveau et des adultes responsables. Du moins, c’est ce que le duo, Priscilla Chery-Lebon et Marie-Michèle St-Louis-Durhône, s’est appliqué à faire pendant les quatre années passées à la tête de cet organisme.

Mais sans l’aide des parents, le travail de ces entraîneurs est voué à l’échec. “C’est important pour un enfant de sentir que ses parents le soutiennent dans ce qu’il entreprend. Avec le présent groupe, les parents sont très impliqués. Ils se tiennent au courant de la progression de leurs enfants, certains assistent aux compétitions. L’enfant est motivé”, soutient l’entraîneur, Priscilla Chery-Lebon.

Cette complicité entre les enfants, les parents et les entraîneurs a été grandement mise en avant lors de la remise de chaussures de sport par le nouveau sponsor du CNFJ, Ireland Blyth Ltd (IBL), aux judokas, le 27 mai dernier. En dépit de leurs obligations professionnelles, les parents se sont fait un devoir d’être présents. “Ils ont même organisé le “pot d’amitié” qui a suivi pour remercier le sponsor”, explique Priscilla Chery-Lebon.

Les liens tissés entre les judokas sont importants dans la mesure où ils se seront amenés à se côtoyer en sélections. “Pour avoir de bons résultats, il faut que tous soient solidaires. On les apprend à s’aider mutuellement”, dit l’entraîneur.

C’est dans ce but que pendant les vacances scolaires, les entraîneurs organisent des stages. “Lors du dernier stage pendant les vacances pascales, les jeunes ont répondu positivement. Les nouvelles recrues se sont bien intégrées dans le groupe. Quant aux autres, ils ont consolidé leur amitié”, affirme Priscilla Chery-Lebon.

Pour ces jeunes qui aspirent à intégrer l’élite, l’entraînement à raison de quatre fois par semaine est important. “C’est le rythme idéal. L’équipe nationale s’entraîne cinq jours sur sept. Si nous ne les habituons pas à ce rythme, ils ne pourront pas suivre”, explique Priscilla Chery-Lebon.

Lindsay Paul de la Fédération mauricienne de judo (FMJ) souligne que le centre de formation est la structure qui prépare les jeunes pour le haut niveau. “Ils ne doivent pas oublier qu’ils seront appelés à voler de leurs propres ailes.” Priscilla Chery-Lebon est du même avis, mais cette transition doit se faire progressivement. “Il n’est pas question que les minimes et les cadets intègrent trop tôt l’équipe nationale seniors. Quant aux premières années juniors, certains vont au centre de Grande-Rivière. Ils sont libres de faire ce qu’ils estiment meilleur pour eux”, explique Priscilla Chery-Lebon.

Quant aux résultats fournis par les jeunes du centre, ils sont plus que satisfaisants. Lors du tournoi de la Commission Jeunesse et Sports de l’océan Indien (CJSOI) en août dernier à Maurice, ils avaient pris la deuxième place derrière la Réunion et devant les Seychelles et Djibouti.

Des éléments tels que Marie-Michèle Godin, Herny Virginie, Jerry Nadal, Christopher Phillippe et Jean-Louis Percy, entre autres, sont promis à un bel avenir. La première nommée est double championne du tournoi international cadet de la Réunion. Jerry Nadal y avait décroché l’argent alors que Philippe et Percy avaient pris la troisième place. Qui plus est, le CNFJ a été le tremplin pour des judokas comme Dolly Namasivayen et Jean-Luc Raphaël.

Si le centre national de judo fonctionne bien à l’heure actuelle, Priscilla Chery-Lebon réclame davantage d’équipements. “Nous fonctionnons avec des équipements de base comme le tatami. Ce serait un plus pour les enfants d’avoir des équipements pour la musculation. Bien sûr, ce ne seront pas les mêmes que les seniors.”

Et si cette infrastructure fonctionne depuis mai 96, c’est grâce au soutien du ministère de la Jeunesse et des Sports, de la FMJ et des sponsors. “Pour la présente saison, merci à PADCO et Mauritius Beverages qui nous ont aidés pour le stage pascal et IBL pour les chaussures”, conclut Priscilla Chery-Lebon.

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