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L?évacuation des habitants réclamée
Cette Organisation Non Gouvernementale (ONG) qui a le soutien financier de l?United Nations Development Programme, de Global Environment Facility et de Small Ground Programme, est arrivée à cette conclusion en se basant sur une étude commencée en juin de l?année dernière. L?étude dont le thème est Wise practices for coping with climate change in Mauritius avait pour but d?évaluer la vulnérabilité des villages situés sur le littoral face aux changements climatiques.
Le glissement de terrain, qui avait commencé à Marie-Jeanne dans la région de Quatre-Soeurs, pourrait s?aggraver durant la période cyclonique et le mauvais temps.
?Les habitants affectés par le glissement de terrain à Marie Jeanne ne doivent plus continuer à construire des maisons et doivent impérativement évacuer cette zone?, avertit EPCO.
L?EPCO se base sur deux points précis : (i) les fissures qui sont très visibles sous les toits des maisons qui ont été construites sur le flanc des montagnes et (ii) le bitume qui a été soulevé sur plus d?un mètre en certains endroits de la route par l?eau provenant du flanc de la montagne.
Cette étude fait également observer qu?environ 50 % des maisons et d?autres infrastructures sociales telles que le jardin d?enfants, le terrain de volley-ball, le centre social et le parc de récréation, se trouvent en dessous du niveau de la mer: ?Some 150 houses structures are below 5 meters from high sea-level mark among which are included some important business activities of the village such as shops supermarkets, social clubs, snacks and restaurants et que the 35 housing structures on the seaward side of the of the coastal road are highly vulnerable to sea level and storm surges.?
Pour soutenir ses arguments sur le glissement de terrain, l?EPCO, en collaboration avec les villageois, a évalué la situation sur place avec différents scénarii en cas de calamités extrêmes telles que le blocage de la route principale, une inondation qui bouche les drains, des coulées de boue et une coupure d?eau prolongée due à une longue sécheresse.
L?étude, menée sur place, a aussi révélé qu?en cas de calamité, il n?existe pas de grands moyens de secours pour évacuer la population. La seule voie d?accès du village est située au niveau de la mer et il n?y a qu?une seule issue pour sortir et entrer?.
?The village is not equipped with the following services : police station, National Coast Guard (NCG) and Fire services? , est-il signalé.
Le rapport précise en outre que le village de Quatre-S?urs a un nombre considérable de vieilles personnes (89) alors que la catégorie d?enfants se situe dans la fourchette d?âge de 10-15.?
?Nous sommes très inquiets parce que des habitants n?arrêtent pas de construire des maisons en hauteur : ils ne sont pas conscients des dangers auxquels ils sont exposés?, constate Keshwar Beehary-Panray, Chief Executive Officer de cette organisation.
L?EPCO fait certaines recommandations : Identifier d?autres centre de secours pour remplacer l?actuel centre communautaire qui se trouve au même niveau de la mer.
Mettre en place un plan d?urgence pour évacuer les habitants en cas de calamité.
Revoir complètement le système de canalisation d?eau pour éviter l?accumulation.
Retirer les pirogues des pêcheurs dans la mer avec l?aide de la National Coast Guard.
EPCO
La gardienne de l?environnement
L?EPCO est une organisation non gouvernementale qui a été enregistrée le 24 octobre 1988. Elle a pour vocation de sensibiliser les gens à développer une attitude positive pour un meilleur environnement et pour protéger les espèces en voie de disparition. En septembre 1989, l?organisation enlève le premier prix lors d?un carnaval organisé par le ministère de l?Environnement. Elle reçoit Rs 20 000, somme qui est utilisée pour le nettoyage des plages de Mon-Choisy et de Flic-en-Flac.
L?équipe qui a travaillé sur le projet de Quatre-S?urs fera le même exercice à Grand-Gaube, au Morne et à Cap-Malheureux.
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