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L?âme de Camp Ithier

7 novembre 2004, 00:00

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Capitaine des nouveaux champions de la deuxième division, Roshan Ramdenee, est l?un des piliers de cette équipe. Son rôle est primordial. Par définition, le capitaine est le plus expérimenté du groupe. Roshan Ramdenee, agé de 34 ans, est, de loin, celui qui a tout vu à Camp Ithier. Ayant connu la D1 avec le rival du coin, Ernest Florent, le contreur central a la responsabilité de gérer l?équipe, d?ameuter la troupe et de donner l?exemple. Cette responsabilité, il l?assume avec brio. D?ailleurs son coach, Vivek Ramnarain, estime que « Roshan contribue beaucoup à la bonne marche de l?équipe. C?est bien lui le leader, et le reste de l?équipe le suit. Avec Deepak Augnoo, il est l?un des moteurs. »

Mais son boulot ne se limite pas à être le leader. Contreur central, c?est l?un des postes les plus difficiles à assumer dans une équipe de volley. Il doit être présent à tous les coups, que ce soit en attaque ou au contre. « Ce n?est certainement pas la plus facile des tâches. Je dois monter en attaque et au contre à chaque fois. C?est éprouvant », avoue-t-il.

<B>Une équipe, une famille?

Handicapé par un genou capricieux, Roshan compte, malgré tout, ne pas prendre sa retraite de si tôt. « À 34 ans, je pense pouvoir jouer encore 5 saisons », lance-t-il dans un éclat de rire. Et poursuit « si je ne peux pas jouer aussi longtemps que ça, je resterai sans doute avec l?équipe. J?aiderai de la manière que je pourrais ».

Père de deux enfants de 9 ans et de 5 ans, Sonam et Havish, Roshan Ramdenee, partage sa vie entre le volley, son métier, chauffeur de taxi, et sa famille.

« C?est n?est pas toujours facile. Il arrive des fois qu?on rentre et qu?on est très fatigué. Manzé pas gagné parfois », raconte-t-il avec beaucoup d?humour.

Camp Ithier VBC, c?est aussi sa famille. D?ailleurs, c?est ce qui fait la force de ce groupe selon le capitaine : « L?ambiance y est excellente. On y vit comme une famille. Les anciens et les jeunes se sont très vite adaptés. »

Les deux générations se côtoient sans problème, le Camp Ithier VBC n?a eu presqu?aucun mal à passer les obstacles dans cette division. Le club de L?Est a, d?ailleurs, été sacré à trois journées de la fin après sa victoire face aux Savanne Wanderers le samedi 30 octobre. Pour Roshan, il n?y a pas de surprise. « On avait travaillé pour ce résultat. Personnellement, je m?attendais à ce que nous gagnons la D2 facilement. D?ailleurs, j?avais même proposé à notre entraîneur que nous terminions 2e rien que pour aller jouer contre Ernest Florent pour le match barrage », avoue-t-il avecun brin moqueur.

Ernest Florent - Camp Ithier, les deux rivaux de Flacq. Rien qu?une dizaine de kilomètres séparent les frères ennemis.

« Kan nou zouaine difé cassé », raconte Roshan.

Au cas où Ernest Florent reste en D1, des étincelles sont à prévoir la saison prochaine.

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