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Koomaren Curpen disparaît après une partie de pêche
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Koomaren Curpen disparaît après une partie de pêche
TOUS LES efforts de la police et de la National Coast Guard sont restés vains. Malgré les recherches, le corps de Sivaramen Curpen, plus connu sous le nom de ?Koomaren? n?a pas été retrouvé.
Si les circonstances entourant la disparition de Koomaren dans la région de l?île d?Ambre restent encore floues, la police, elle, penche pour la thèse de la noyade.
C?est vendredi que Koomaren et son ami d?enfance, Gurudeo Seecharan, planifient leur partie de pêche. Les deux hommes se lèvent très tôt le lendemain, enfourchent leur bicyclette et se mettent en route.
La journée s?écoule tranquillement. Gurudeo satisfait de ses prises décide de rentrer. Koomaren, lui, aurait affirmé ne pas vouloir rentrer de sitôt. Il aurait insisté auprès de son ami qu?il le laisse seul car il voulait ?lapès enkor poisson.?
La suite des événements, nul ne la connaît. Les versions des témoins divergent. Selon Gurudeo, seule personne à avoir vu Koomaren de toute la journée, c?est vers 16 heures qu?il a pris la décision de laisser son ami et de regagner son domicile.
La nuit tombe. L?épouse de Koomaren téléphone à celle de Gurudeo pour s?enquérir de l?absence de son époux. Elle lui fait part de son inquiétude car il est fort tard, 19 h 30, et son mari n?est pas rentré.
Une demi-heure après, Gurudeo se rend au domicile de Koomaren pour savoir si ce dernier est bien rentré. Il explique à Saraswati, l?épouse du disparu, qu?il a laissé ce dernier seul à sa partie vers 16 heures.
Inquiète, Saraswati demande à l?un de ses neveux d?accompagner Gurudeo à l?endroit où pêchaient les deux amis. Or, arrivé sur les lieux, pas de Koomaren.
Les deux hommes se rendent au poste de police et donnent l?alerte. Les recherchent commencent aussitôt. Les policiers retrouveront divers effets : la chemise kaki que portait Koomaren, sa bicyclette et son garde-manger, vide.
Recherches interrompues
L?hélicoptère de la police, les gardes-côtes et un important effectif policier scrutent la mer. Le mauvais temps et la visibilité réduite obligeront les diverses équipes à reporter les opérations au lendemain.
Rendez-vous est donné à Gurudeo, seul témoin de cette affaire, aux petites heures sur le lieu de la disparition, afin de donner de plus amples renseignements aux policiers et gardes-côtes. Or, le lendemain, à leur grande surprise, l?homme n?y sera pas.
Pas de Gurudeo non plus sur les lieux du drame hier après-midi, quand les journalistes de l?express, s?y sont rendus. Interrogé, son fils nous répondra qu?il était ?dan bato avek lapolis?.
Il nous revient par ailleurs que des habitants de la région auraient aperçu Gurudeo revenant de l?endroit où les deux amis étaient partis pêcher vers 18 heures. Il reviendra aux policiers de mettre au clair ces divergences d?horaires. Entre-temps, les investigations continuent.
Au domicile des Curpen, l?angoisse s?est intallée. Entourés de leurs proches, Saraswati et ses deux enfants, âgés de quatre et dix ans respectivement, attendent les nouvelles.
?Mo ti dir li pa alé. Monn bien en koler ek li. Mai li pa ékout moi, li finn aller. Ki mo pou fer aster??, se lamente sa femme. ?Kan dir li, pa al lapes li dir: so plézir sa. Guet kot plézir améné. Dé, dé zenfan li éna?, ajoute la mère de Saraswati. Désemparée, elle essaie tant bien que mal de consoler sa fille.
Koomaren, laboureur à l?usine de Mon Loisir, est âgé de 38 ans. Le plaisir de la pêche, il venait de le découvrir il y a quatre semaines. Depuis, ce passe-temps occupait tous ses week-ends.
UN PLONGEON DE TROP
Pique-nique tragique à Beaux-Songes
- C?est la consternation à Beaux-Songes. Le pique-nique qu?avaient organisé six amis s?est achevé tragiquement. Harold Carl Madou s?est noyé dans le bassin où il avait décidé de piquer une tête. Samedi matin, le maçon, âgé de 43 ans, rencontre cinq camarades. Ils décident de se donner du bon temps et de pique-niquer aux abords du bassin de Beaux Songes. Après s?être copieusement restaurée, la joyeuse bande décide d?aller boire au bar du coin. Harold Carl et l?un de ses copains décident alors de s?offrir une baignade dans le bassin avant de rejoindre les autres. Mal lui en a pris. Alors qu?il plonge, sa tête heurte malencontreusement une vanne. Le maçon, étourdi, est entraîné par le courant et sa tête se retrouve bientôt coincée dans la même vanne. Les efforts déployés par ses amis pour tenter de le sauver sont demeurés vains. Le SAMU est appelé à la rescousse. Trop tard. Lorsqu?arrivent les secours, l?homme a déjà rendu l?âme.
L?autopsie attribuera le décès à la noyade. C?est hier après-midi qu?ont eu lieu les funérailles d?Harold Carl Madou. Le quadragénaire laisse derrière lui une veuve et deux enfants.
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