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Khushiram calme le jeu

2 août 2003, 20:00

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« Pour moi c?est terminé. » Sushil Khushiram ne fait plus grand cas de sa convocation à l?Icac jeudi dernier. Le ministre des Services financiers affirme que les informations parues dans la presse ne sont que des « fabrications ».

Le ministre a admis avoir été temporairement en relation d?affaires avec Handsome Investment, de Teeren Appasamy, en sa qualité de directeur de l?agence de courtiers en bourse Newton.

L?homme d?affaires Teeren Appasamy avait retenu les services de l?ancienne société de Sushil Khushiram dans ses transactions avec le National Mutual Fund. Appasamy et Khushiram se sont même rencontrés une fois en présence de Donald Ah Yeung en 1992, pour ne plus jamais se revoir, selon le ministre. « Je n?ai jamais été son conseiller en quelque façon que ce soit », affirme ce dernier.

Sushil Khushiram estime que l?Icac a encore besoin de se roder. « L?Icac va sûrement s?améliorer dans le temps. » La commission, dit-il, acquerra plus de « dextérité et d?aptitude » en temps et lieu. Comme pour rappeler à l?Icac qu?il est le patron des Services financiers, le ministre réitère sa volonté et celle du gouvernement de doter l?Icac de moyens efficaces pour lutter contre la corruption à travers de nouvelles lois. Mais Sushil Khushiram croit que l?importante dotation budgétaire dont bénéficie l?Icac doit être utilisée pour améliorer sa compétence dans le domaine légal et celui de l?investigation en recrutant des personnes compétentes.

Sushil Khushiram veut minimiser la gravité de sa convocation par l?Icac. Selon lui, il faut dédramatiser le fait d?être convoqué par la commission car tout citoyen doit pouvoir fournir des renseignements susceptibles de faire avancer une enquête. Interrogé sur l?ambiance qui règne à l?hôtel du gouvernement depuis sa convocation, le ministre s?est montré peu loquace, se contentant de dire qu?il a informé le Premier ministre de la teneur de ses discussions avec l?Icac.

Mais en fait, l?hôtel du gouvernement est en ébullition. Plusieurs ministres ont eu du mal à cacher leur mécontentement lors du dernier Conseil des ministres face au manque de rigueur de l?Icac. Beaucoup ont en effet trouvé intolérable qu?un ministre soit convoqué sur la base d?un affidavit non encore déposé devant la justice.

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