Publicité
Jour J pour la Mannschaft
De Berlin à Munich, en passant par Stuttgart, Hambourg et toutes les villes d’Allemagne, l’émotion atteint son paroxysme ce matin. La XVIIIe Coupe du monde de football vient de poser ses valises dans le bas-rhin pour un bon mois.
Basta les spéculations et les pronostics. Les dernières équipes, à l’instar des Bleus, ont débarqué, hier. Désormais, place à l’action ! 736 joueurs, 64 matches, 12 stades, une centaine de buts… Mais, attendez, on a oublié la star… La vraie…
Le ballon pardi ! Hé oui, c’est qu’il est très attendu ce petit phénomène là ! Non mais vous réalisez ? Un milliard et demi de téléspectateurs vont littéralement se jeter sur leur petit écran ce soir juste pour le voir se trémousser gaiement d’un camp à l’autre, pourchassé par vingt deux bonshommes en short…
Pas étonnant après que le football soit le meilleur exemple de mondialisation de la planète. Il est en effet le seul à toucher autant de pays, de races, de couleurs, et ce quelles que soient les couches sociales et les religions. Le foot est universel et ne s’est jamais aussi bien porté. La Coupe du monde a débuté en 1930 et l’aide plus que jamais à s’affirmer comme le sport roi.
Dès lors, on comprend mieux pourquoi il y a une telle attente, une telle émotion autour du Mondial 2006 et du match d’ouverture du jour entre l’Allemagne et le Costa Rica. Le Jour J est arrivé pour la Mannschaft. L’heure de vérité aussi.
Celle qui ambitionne de succéder au Brésil, si ce dernier échoue dans sa quête, devra démontrer la hauteur de ses ambitions et la valeur de son projet sportif aujourd’hui à l’Allianz Arena de Munich, peu après la cérémonie d’ouverture.
Mais n’allez pas imaginer que tout va tomber tout cuit dans le bec des Allemands pour autant ! Outre de devoir gérer l’énorme pression qui accompagne tous les pays organisateurs lorsqu’ils entrent dans leur Mondial, il devront éviter de tomber dans les pièges qui guettent souvent les favoris. France-Sénégal (Mondial 2002) et Portugal-Grèce (Euro 2004) nous ont appris que le ballon et ses caprices sont sans limites et c’est justement ce qui fait son charme.
De plus, pour ne rien arranger, l’Allemagne a décidé de se mettre un autre bâton dans les roues (histoire d’équilibrer encore un peu plus le rapport de force avec le Costa Rica qui sait ?), en perdant son capitaine Michael Ballack…
Avouez que ça commence à faire beaucoup de sujets d’inquiétudes pour la Mannschaft n’est-ce pas ? Pourtant, quand on a gagné trois fois la Coupe du monde, avec autorité et panache, on a peur de rien. Jurgen Klinsmann, le sélectionneur (champion du monde en 1990) en sait quelque chose. Lorsqu’on est Allemand et qu’on veut gagner, il suffit de se retrousser les manches et d’aller au charbon. Car avec cette méthode, le plus souvent, ça passe…
Publicité
Publicité
Les plus récents