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John ou le suicidé mystérieux
Calme et très réservé. C?est de cette façon que ses proches décrivent John Lechesi, 42 ans, un Super-visor d?une grande surface. Ce dernier, qui avait ingurgité une substance nocive le 16 mars à son domicile à Pointe-aux-Sables, a rendu l?âme le 22 mars.
Une semaine après cette tragique disparition, les proches se posent toujours des questions sur les raisons qui ont poussé John Lechesi à commettre l?irréparable.
John, qui vivait seul dans la maison de son défunt père depuis 2002, menait une existence tranquille et sans histoires. Même s?ils se voyaient rarement, John se confiait à son frère Mario au téléphone.
« Je crois que des têtes vont tomber »
« J?ai peur Mario. Je crois que des têtes vont tomber. » Telles furent les dernières paroles de John à son frère, quelques jours avant de se donner la mort. Si une lettre a été retrouvée à son domicile, celle-ci n?explique pas les raisons qui l?ont poussé à se suicider.
La veille de sa tentative de suicide, John avait eu une réunion avec ses supérieurs. En sortant du bureau un peu plus tard, il semblait perturbé. Il avait alors confié à l?un de ses collègues qu?il ne se sentait pas bien car il avait des problèmes. Nous avons tenté d?avoir une réaction de son employeur, mais en vain. En lui rendant visite le lendemain, Enrica, une amie, constate que John est très mal en point. C?est à ce moment-là que le malheureux lui confie qu?il a ingurgité plusieurs comprimés. John est alors transporté d?urgence à l?hôpital Jeetoo où il est immédiatement admis.
Mario, inconsolable, nous raconte qu?il n?avait pas pu parler à son frère de cette tentative de suicide. « Je suis allé lui rendre visite à l?hôpital. Je lui ai demandé s?il voulait en parler. Il m?a répondu, sans donner de détails, qu?il avait peur et que cela concernait une autre personne et lui-même. Que voulait-il dire ? Allait-il être licencié ? se demande Mario. Lors des funérailles, certains de ses collègues m?ont dit que John avait peur de perdre son job et je sais qu?il tenait beaucoup à ce travail. Je regrette amèrement de n?avoir pas pu l?aider au moment où il avait le plus besoin de moi. »
John est parti en emportant avec lui l?énigme de son acte de désespoir.
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