Publicité
JEUX OLYMPIQUES
<B>BERCEAU DES JO
La ville d?Olympie frustrée</B>
Yannis Skoularikis, le maire d?Olympie, où sera allumée aujourd?hui la flamme des Jeux d?Athènes, regrette qu?un plus grand rôle n?ait pas été accordé à sa ville en cette année si spéciale pour la Grèce et revendique une plus grande place dans l?Olympisme.
?L?Olympisme appartient à Olympie?, martèle-t-il. Skoularikis n?a même pas été apaisé par la décision des organisateurs de déplacer à Olympie le concours du lancer de poids masculin et féminin initialement prévu au stade olympique d?Athènes avec les autres épreuves d?athlétisme.
Pour lui, cette décision n?a rien changé aux données. Il n?apprécie pas non plus d?avoir eu droit seulement à deux minutes pour son discours lors de la cérémonie d?allumage et se plaint que pas un centime des ?énormes masses d?argent? brassées par les Jeux ne revienne à sa ville.
Olympie, berceau des Jeux, est d?ailleurs le sixième site antique le plus visité de Grèce, derrière l?Acropole d?Athènes, Cnossos en Crète, l?Acropole de Lindos à Rhodes, Epidaure et Delphes. Chaque habitant a un souvenir lié à la flamme, comme ce propriétaire d?un magasin de bijoux qui alpague le touriste en lui montrant une photo un peu flétrie de lui-même portant la flamme dans un des relais il y a de nombreuses années.
<B>RECORD DE PARTICIPATION
202 pays à Athènes</B>
Un record de participation sera battu aux Jeux olympiques d?Athènes, en août prochain. Au total, en effet, 202 nations représentées, a annoncé le Comité international olympique (CIO).
Le précédent record datait des JO de Sydney en 2000, avec 199 pays plus le Timor-Oriental participant sous le drapeau olympique.
Depuis, le CIO a enregistré le retour de l?Afghanistan et a accueilli le Timor-Oriental et Kiribati. Les premiers Jeux olympiques de l?ère moderne en 1896 à Athènes n?avaient accueilli que 14 pays.
Le record de la plus faible participation à des Jeux d?été avait été établi huit ans plus tard à Saint-Louis, avec 12 nations représentées.
<B>ORGANISATION
On craint le fiasco</B>
A cinq mois de l?ouverture des JO, l?heure est à l?improvisation. La preuve, le comité organisateur a annoncé, en début de semaine, que la piscine olympique ne sera finalement pas dotée d?un toit. Ce nouvel avatar ne surprend pas le Comité international olympique qui, depuis près de quatre ans, tire la sonnette d?alarme : ?Plus une minute à perdre.?
Le message résonne d?autant plus fort aujourd?hui qu?un nouveau gouvernement grec vient de s?installer et que les attentats de Madrid ont rendu encore plus fondamentale une organisation sans faille.
Il reste moins de 150 jours pour que les nombreux chantiers encore en cours cèdent la place à des installations aptes à accueillir sans risque les quelque 10 500 athlètes et le million et demi de spectateurs, entraîneurs, journalistes et officiels de la famille olympique attendus. Cela dans une ville de quatre millions d?âmes.
Les sceptiques ne manquent pas. Ils ironisent en alimentant la querelle des toits. On sait désormais que les épreuves de natation se disputeront sous 40 degrés à l?ombre. Le stade olympique où évoluera l?athlétisme, risque de connaître le même sort.
Les deux arches métalliques prévues pour le soutenir se dressaient bien début mars de part et d?autre de l?enceinte, mais à bonne distance, attendant d?être amenées en position. Du coup, à cinq mois de l?ouverture, le stade olympique, qui sera le coeur des Jeux, n?est encore qu?un immense chantier. Fin des travaux promise pour le 20 juillet.
Sur les 35 sites, quinze seulement sont considérés comme prêts. Les autres n?étaient terminés début mars qu?à 80%.
Outre les bâtiments eux-mêmes, la plupart des accès aux sites ne sont en effet encore que des terrains vagues. Et, côté transports, les embouteillages permanents d?Athènes font d?autant plus craindre le pire que les nouvelles lignes de tramway et train censées fluidifier le trafic pendant les Jeux sont encore, elles aussi, en construction.
<B>SÉCURITÉ
Une affaire internationale</B>
Le ministère grec de l?Ordre public a estimé hier que la coopération internationale était la clé de la sécurité pour les Jeux olympiques d?Athènes, en tirant un bilan positif d?un grand exercice de sécurité gréco-américain conclu la veille.
L?exercice, mené dans tout le pays et dans le plus total secret, incluait notamment des simulations ?d?une attaque chimique avec des pertes massives, d?une piraterie aérienne, d?une crise épidémiologique? a indiqué le ministère. ?Ces cas ont été traités avec une assistance internationale pour la gestion des pertes et l?aide humanitaire?, a-t-il précisé. ?Cet exercice a démontré que la coopération internationale était la meilleure arme contre toute menace susceptible de troubler le déroulement et la sécurité des Jeux?, a ajouté le ministère.
La sécurité est la principale priorité de la Grèce pour les Jeux. Elle y a consacré un budget record de plus de 650 millions d?euros, et a demandé l?assistance de l?Otan le 12 mars, au lendemain des attentats meurtriers de Madrid.
Publicité
Publicité
Les plus récents