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Jean-Claude Hoareauadministrateur de Mon-Désert-Alma

17 juillet 2004, 20:00

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Est-ce prématuré de savoir à quelles fins serait utilisée la compensation ?

Quelle compensation ? Quel en serait le montant ? Quel processus utiliser pour l?attribuer aux producteurs ? Il faut d?abord savoir quel sera le montant de la réduction décidée par l?Union européenne (UE). C?est un choc violent et brutal que nous venons de subir. L?industrie connaît des moments difficiles. Elle a des dettes et nous sommes confrontés à de sérieuses difficultés. Nous avons emprunté pour faire face aux exigences de la réforme. De grosses sommes ont été engagées dans le plan de retraite volontaire. Au moment où nous sommes de plain-pied dans la réforme, l?UE vient de nous asséner un coup de massue. Tout est à refaire.

La filière canne serait-elle plus prometteuse ?

Il faut se méfier des slogans creux. Dans l?immédiat, nous avons d?autres priorités. Il faut d?abord limiter les dégâts. Il est primordial de générer des revenus pour payer les dettes. L?industrie a encouru des pertes énormes qui ont été financées par des emprunts auprès des banques. Beaucoup de personnes semblent oublier que depuis quatre ans, l?industrie sucrière est engagée dans la réforme. Que depuis dix ans nous fermons des usines et nous mécanisons afin de rendre cette industrie plus compétitive. Ne nous faisons pas d?illusions : il y a de graves menaces auxquelles nous sommes confrontés.

Vous ne répondez pas à la question...

Cette question demande une réflexion sérieuse. Il faudrait envisager les possibilités dans le temps. Comment être compétitif ? Les possibilités existent. La production du rhum agricole, la production de différents types d?alcools, l?utilisation optimale de la bagasse et d?autres sous-produits de la canne. Des recherches sur une canne « à forte fibre » ouvriront la voie à d?autres possibilités dans ce secteur. Mais tout ceci ne pourra se faire si nous n?avons pas d?abord les marchés et le soutien de multinationales qui ont le savoir-faire et les ressources financières.

Propos recueillis par Elwyn CHUTEL

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