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?Je réponds toujours aux journalistes?

27 juillet 2006, 00:00

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Nous avons reçu un courrier du directeur général de Mauritius Telecom à la suite de la publication de deux articles concernant cette société. Le premier qui est paru mardi dernier avait pour titre ?Restructuration: Saddul et Goomany doivent quitter MT?. Le second a été publié en éditorial dans notre édition d?hier. Nous reproduisons ci-dessous la lettre de Sarat Lallah ainsi que notre réponse :

Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir publier dans son intégralité ma réponse à votre éditorial publié ce matin, dans votre prochaine édition, selon les dispositions de la loi.

Avec mes salutations, Sarat LALLAH

● Réorganisation du groupe Mauritius Telecom

Mauritius Telecom a fait sortir un communiqué de presse sur la réorganisation du groupe vendredi dernier. On ne peut certainement pas m?accuser de ne pas communiquer ou d?éclairer l?opinion publique. Contrairement à vos affirmations, je réponds toujours aux journalistes. C?est ainsi qu?un journaliste de Le Mauricien m?a parlé au téléphone lundi matin et son article sur la réorganisation du groupe a paru le même après-midi. Durant notre conversation lundi après-midi, j?ai référé Patrick Hilbert de l?express au communiqué en question. Mais il se pourrait que Patrick Hilbert ne vous ait pas dit le ton qu?il a utilisé et comment il insistait et exigeait des ?explications? de ma part. Malgré les remarques sur ma personne, il a lui aussi utilisé le communiqué pour son article paru mardi matin. Il a pu lire et comprendre le communiqué tout comme ses confrères d?ailleurs ! Vous voudriez bien noter que Le Matinal a repris les éléments du communiqué pour en faire son titre samedi matin.

Je vois que vous faites de ma personne le sujet principal de votre éditorial de ce matin. Du coup vous ne ratez pas l?occasion de traiter les nominés du gouvernement de ?mandarins? et ?potentats?. Je me demande si vous avez bien regardé autour de vous avant de qualifier l?ensemble de ces personnes. Je suis surpris que, contrairement à vos confrères, vous ayez trouvé le communiqué ?illisible? et vous me traitez de ?seigneur des ânons? et de ?souverain autoproclamé?(sic). Puis-je vous demander, monsieur le rédacteur en chef, si ces propos ne sont pas arrogants ou insultants ?

Je laisse le soin aux lecteurs d?apprécier.

Sarat LALLAH

Notre réponse :

Sarat Lallah invoque les dispositions de la loi pour requérir la publication de sa lettre. Or, sur le plan strictement juridique, sa demande n?est pas fondée. Sa réponse s?applique à un article dont il ne conteste pas les faits avancés ainsi qu?à un éditorial qui utilise des qualificatifs et non pas des insultes à son égard. De ce fait, la loi ne lui accorde pas un droit de réponse. Néanmoins, nous lui accordons volontiers le droit de s?expliquer ? même s?il n?explique rien.

Accusé d?avoir opposé une hautaine fin de non-recevoir au journaliste Patrick Hilbert qui l?interrogeait sur la nouvelle structure de MT, Sarat Lallah signale tout simplement que c?est le ton utilisé par ce dernier qui l?a embêté. Notre journaliste a insisté et a exigé des explications ? Si c?est le cas, cela nous réconforte. Il est tout à fait dans son rôle quand, cherchant à obtenir des informations, il insiste et, le cas échéant, exige des explications.

De même, il est dans l?ordre normal des choses que l?éditorial d?hier porte des jugements de valeur sur le déroulement des échanges en question. Remarquons que Sarat Lallah ne conteste pas les faits que nous commentons. Il tente seulement de se justifier en faisant valoir des circonstances atténuantes.

Oui, nous avons traité de ?mandarins? les nominés politiques qui croient pouvoir régner en potentat absolu sur les organismes publics qu?ils ont pour mission de diriger et qui exhibent des manières plutôt rudes quand un journaliste les interroge. Mais on n?est pas mandarin du simple fait d?être nommé par le gouvernement. On l?est par son comportement et son attitude.

Tout compte fait, on n?est pas plus avancé sur le fond de la question de restructuration de MT, et ce, malgré la présente polémique. Nous ignorons toujours les intentions de MT en procédant à ce réaménagement de son organigramme. Son communiqué est illisible et son directeur muet sur la question. Quant à la remarque sur nos confrères qui ont puisé tant de satisfaction dans le communiqué de MT, cela ne regarde qu'eux.

Raj MEETARBHAN

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