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?J?apprécie la diversité des Mauriciens qui s?intéressent à nos activités?

15 octobre 2007, 00:00

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Votre mandat de directeur de l?Indira Gandhi Centre for Indian Culture expire dans quelques jours. Ce séjour de trois ans a-t-il été satisfaisant pour vous ?

Bien sûr. Je suis très ému et garderai un très bon souvenir de Maurice, dont j?apprécie la nature sereine et les gens chaleureux. En Inde, à Chennai, où je vais reprendre le poste de directeur de l?Indian Council for Cultural Relations (ICCR) régional, je vais retrouver des gens que je connais mais j?aurai une pensée spéciale pour Maurice.

Quel bilan dressez-vous de ces trois années sur le plan des activités culturelles ?

J?en suis très heureux. Les différents cours que nous proposons ? apprentissage du tabla, de la danse kathak, du chant carnatique, pratique du yoga ? attirent toujours plus de monde ? soit environ 1 000 étudiants actuellement. Le centre abrite une bibliothèque et un département audiovisuel, et les frais d?inscription, de Rs 500, vous font bénéficier d?une carte de membre à vie.

Nous disposons d?une équipe d?enseignants indiens qui ont été choisis par l?ICCR sur une base méritoire et qui s?investissent non seulement dans les cours mais aussi dans les spectacles que nous organisons régulièrement.

J?attire votre attention sur le fait que notre centre est ouvert à tous. J?apprécie la diversité des Mauriciens qui s?intéressent à nos activités. Nous essayons de les encourager par des examens et des spectacles auxquels ils peuvent participer.

Votre mandat a justement été riche en spectacles. Vous avez par exemple créé les sessions mensuelles de Priyadarshini (nom donné en hommage à Indira Gandhi, dont c?était le second prénom).

Les projections de films ? notamment de Shyam Benegal et de Guru Dutt ? la visite de troupes itinérantes ont été très appréciées par un public fidèle et nombreux, mais je suis très content de la réaction spontanée tant du public que des artistes locaux dès le début des Priyadarshinis.

Cette manifestation est une plate-forme à la disposition de ces estimés artistes et je salue leur excellent niveau. Cela a été une fois de plus l?occasion de travailler conjointement avec le personnel du Mahatma Gandhi Institute, avec qui nous entretenons des relations cordiales d?entraide. Et aussi avec des associations à travers l?île.

Je rends aussi hommage au rôle de la presse, écrite comme audiovisuelle, qui a joué le jeu et au soutien inébranlable du ministère des Arts et de la Culture.

Vous êtes allés au-delà de la stricte culture indienne?

Oui, nous sommes pour l?ouverture, tout en gardant nos repères fermement ancrés. C?est naturel car en cela nous nous inscrivons dans la droite ligne de pensée des préceptes du Mahatma Gandhi.

C?est ainsi que nous avons accueilli, pour une de nos soirées de Priyadarshini, les musiciens du Conservatoire Mitterrand.

En Inde, d?ailleurs, nous sommes si habitués à une multiplicité d?expressions artistiques. Cela va de la danse classique comme folklorique à la musique, la sculpture, la peinture.

L?IGCIC se donne pour but de projeter une image complète de l?Inde à travers la culture.

Vous faites la promotion de l?Inde à Maurice mais aussi quelquefois de Maurice en Inde ?

Le programme d?échanges culturels est basé sur un accord entre l?Inde et les autres pays. C?est ainsi que des troupes viennent régulièrement à Maurice. Mais ce programme a aussi permis à des artistes mauriciens ? le groupe Boum Boum en décembre dernier, et la Rasika Dance Academy en juillet ? de se produire en Inde. Les neuf membres de cette troupe de danse ont été applaudis à Delhi, mais aussi à Lucknow et à Chandigar lors des Pravasi Bharathi Diwas.

Vous partez à la fin du mois. Connaît-on le nom et le profil de votre successeur ?

Il s?agit d?Anita Arora, qui vient du quartier général de Delhi et que j?ai eu l?occasion de rencontrer.

Quant au centre de Chennai, que vous reprenez, quelles en sont les activités ?

Il s?occupe davantage du bien-être des étudiants étrangers, particulièrement des boursiers, dont des Mauriciens. J?ai eu d?ailleurs l?heureuse surprise à mon entrée en fonction ici en 2004 d?être invité par l?ex-vice président S. E. Raouf Bundhun. Je me demandais bien pourquoi, jusqu?au moment où nous nous sommes effectivement rencontrés. Il se souvenait de moi car il m?avait connu en 1973 alors qu?il avait été invité par l?ICCR !

Ici j?ai retrouvé une foule d?ex-étudiants, des Drs Vinod et Prahlad Sunnassee aux Drs Thirumale Chetty et Indiren Munesaamy et tant d?autres distingués enseignants du MGI. Si bien que je ne me suis jamais senti étranger ici. J?en suis très reconnaissant à mes amis mauriciens.

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