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James Bond mène le jeu
Casino Royale est la toute première nouvelle de Ian Fleming prenant pour héros James Bond. Elle se concentre sur la vie de James Bond avant qu?il ne devienne l?agent spécial doté d?un permis de tuer. Par son talent, il accède rapidement au statut supérieur de «00» et représente ainsi un agent secret débonnaire et dangereux. C?est donc un retour aux sources, avec un James Bond plus jeune, plus physique et plus sombre qui porte déjà en lui toutes les qualités qui en feront le héros planétaire que l?on connaît.
Pour sa première mission, James Bond (Daniel Craig) est envoyé sur l?île de Madagascar où il doit espionner un terroriste du nom de Mollaka (Sébastien Foucan). Mais tout ne se passe pas comme prévu et il décide de mener sa propre enquête, en toute indépendance vis-à-vis du MI6, afin de retrouver la trace des membres restants de la cellule terroriste.
En suivant une piste qui le mène jusqu?au Bahamas, il fait la connaissance de Dimitrios (Simon Abkarian) et de sa petite amie Solange (Catherina Murino). Il apprend que Dimitrios est un acolyte de «Le Chiffre» (Max Mikkelsen), un banquier finançant les organisations terroristes dans le monde entier.
Il apprend alors des services secrets britanniques que Le Chiffre a l?intention d?empocher une petite fortune en participant à une très grosse partie de poker qui doit avoir lieu au Casino Royale, dans le Montenegro. Sur ordre du MI6, il va devoir jouer contre Le chiffre en sachant que si celui-ci perd la partie, cela ruinera à tout jamais son organisation.
M (Judy Dench) place Bond sur surveillance attentive de l?un de ses agents, la séduisante Vesper Lynd (Eva Green). Tout d?abord sceptique sur ce qu?elle peut lui apporter, Bond s?y intéresse de plus en plus, au fur et à mesure qu?ils affrontent ensemble le danger et même la torture, une fois entre les mains de Le Chiffre.
Une fois arrivé au Montenegro, Bond fait équipe avec Mathis (Giancarlo Giannini) un agent local du MI6, et Félix Leiter (Jeffrey Wright), un agent de la CIA. Leur course marathon va alors reprendre de plus belle, parsemée d?embûches et de violences, en faisant monter les enchères bien au-delà du prix du sang pour atteindre un paroxysme terrifiant.
D?un bout à l?autre du monde, entre paysages magnifiques et décors impressionnants, cette aventure fera de Bond l?homme complexe et solitaire qui fascine des millions de spectateurs. C?est parce qu?il va connaître le risque extrême et la trahison qu?il deviendra le plus redoutable des agents?
A la réalisation, Martin Campbell, à qui l?on doit des superproductions d?action comme Le Masque De Zorro et La Légende De Zorro, mais aussi Goldeneye, le premier James Bond avec Pierce Brosnan. Il explique : « J?étais très excité à l?idée de réaliser Casino Royale parce que l?évolution du personnage de l?agent secret me passionnait. C?est la première mission 00 de James Bond, et il a beaucoup à apprendre. Il commet des erreurs. Il pense plus avec son c?ur qu?avec sa tête, et les choses tournent mal. Ce film est plus réaliste et plus fort émotionnellement que les précédents. »
Femme fatale
Un James Bond ne serait pas ce qu?il est sans sa James Bond Girl attitrée. Eva Green, remarquée dans Kingdom of heaven de Ridley Scott, décroche le rôle tant convoité de Vesper Lynd. Un rôle capital : elle incarne la première femme à avoir mis les sens de Bond en émoi avant de le transformer en cette machine à tuer misogyne.
Eva Green est la fille de la comédienne française Marlène Jobert et d?un chirurgien-dentiste d?origine suédoise. La jeune femme s?initie à la comédie à Londres et en France. Elle est nommée au Molière de la révélation théâtrale en 2002. L?année suivante, Eva Green est la troublante révélation de Innocents - the dreamers de Bertolucci. Jeune première délaissée par Romain Duris dans la superproduction en costumes Arsène Lupin, Eva Green part ensuite tenter sa chance à Hollywood : en 2005, dans Kingdom of Heaven, fresque sur les Croisades signée Ridley Scott, elle interprète Sibylla, reine libre et mystérieuse dont s?éprend Orlando Bloom. Un an plus tard, sa carrière prend un tournant décisif lorsqu?elle est choisie pour incarner Vesper Lynd.
Mise à feu
C?était jeudi le dernier rendez-vous des habitués des avant-premières de l?express-samedi, de Radio One et du cinéma Star. Le rendez-vous était royal : le dernier James Bond, 21ème volet des aventures de l?agent secret britannique au service de sa majesté.
Casino Royale, servi par l?impérial Daniel Craig, adapté du premier tome écrit par Ian Fleming, a bouclé cette année cinématographique de fort belle manière.
On l?aimait, on l?aime et on l?aimera. On l?aime encore plus maintenant qu?il a épousé la carrure de ce Daniel Craig, cinquante ans après l?avènement du héros. L?acteur est le sixième de l?histoire du cinéma a donné vie à cet agent secret qui aime autant les femmes que le danger. Daniel Craig est un Bond charismatique, avec un flegme très british, proche de celui d?un certain Sean Connery. Mais dans Casino Royale, son mérite est plus grand. Ce Bond qui vient d?être anobli agent double zéro, est plus sombre, plus désinvolte.
Sa musculature et ses yeux d?un bleu pénétrant, crève l?écran, à chaque instant, quand il s?élance, c?ur battant, à la poursuite de l?ennemi. Et quand il plonge amoureusement dans les yeux d?Eva Green, alias Vesper Lynd, première James Bond Girl, fille de la grande Marlène Jobert, le plaisir s?en va croissant. On oublierait presque l?histoire, tant Martin Campbell, le réalisateur, habitué des James Bond après son coup d?essai réussi sur Goldeneye, prend plaisir à filmer son héros.
Ce nouveau Bond, moins servi par des gadgets, qui porte si bien le smoking, se lance ainsi, à corps perdu, dans le démantèlement d?un complot terroriste financier, dont le sombre artisan se nomme Le Chiffre. Le scénario égare quelque peu le cinéphile. Tout le monde épie tout le monde, mais au final, on ne sait plus pourquoi. Et Casino Royale redistribue le mythe du genre, en installant l?ambiance dès le générique.
L?action s?y installe résolument dans cette partie de poker qui se joue d?entrée de jeu. Ensuite, c?est un déferlement d?action, de rebondissements, de revirements de situations, de coups de poing en pleine gueule, de course-poursuite au sommet d?une grue, avec un Africain aux étranges pouvoirs physiques. Tout est là. Le spectacle hollywoodien se décline dans des tons vifs, avec effets spéciaux grandioses et impressionnants.
Et quand Daniel Craig revêt le smoking noir impeccable sur chemise blanche et n?ud papillon, et qu?il tend le bras à l?irrésistible Eva Green, l?élégance intemporelle de l?agent Bond continue à faire merveille. La romance entre les deux héros se conjugue davantage dans l?esprit que dans les gestes. C?est beau, sans fioriture, presque froid.
Ce Bond devenu blond, est bon, très bon. Pas trop de filles ou de gadgets, que l?Aston Martin qui en plus, va s?écraser pour finir en amas de ferraille. C?est brutal. La vigueur renouvelée de ce nouveau James Bond fait plaisir à voir. La phrase slogan : «Je m?appelle Bond. James Bond» qui claque à la fin, juste avant cette musique mythique composée par John Barry, clôt cent trente-huit minutes d?une aventure de haut vol. On en redemande !
?REACTIONS
● Bianca de Vacoas
« J?aime beaucoup les James Bond. Je les ai d?ailleurs tous vus. Cela m?a fait bizarre cependant de voir un James Bond blond. Je pensais aussi qu?il y aurait eu un peu plus d?action. Mais je ne me suis pas ennuyée une seconde».
● Harry de Quatre-Bornes
« J?adore les films d?actions. Je regarde beaucoup les James Bond parce que l?on y trouve des gadgets. C?est toujours très inventif.»
● Kavita de Terre-Rouge
« Nouvo James Bond la ene zoli garçon. Li zoue bien en plis. Film la ti bien interessant. Mo fine bien content mo fine vini. Mo pa regrete ditou. Mo mari ek mo zenfan oussi fine bien apprecie.»
● Kavish de Saint-Pierre
« J?avais beaucoup entendu parler de ce James Bond avant sa sortie. Les gens n?étaient pas contents parce que Daniel Craig est blond. Daniel Craig était très bien dans ce rôle.
Je ne le connaissais pas avant mais je le trouve doué».
● Marina de Vacoas
«J?ai bien aimé le film. Par contre, j?ai trouvé que Daniel Craig est un peu froid dans les scènes romantiques.»
VU pour Vous ... par Martine LUCHMUN
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