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Jahmi pour l?amour de Bob

13 avril 2007, 20:00

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Au quotidien, il fait des souliers si jolis si légers, que nos vies semblent un peu moins lourdes à porter. Fasciné par les merveilles du reggae, par son message de paix, Jahmi veut aujourd?hui, à son tour, transmettre son message philosophique et mystique.

Chez lui, il n?y a pas que le folklore qui l?intéresse. Les dreadlocks, la barde de rigueur, les couleurs de la Jamaïque posée sur son chapeau en hauteur, son t-shirt à l?effigie de Bob Marley. Il y a aussi et surtout, une résonnance qui fait corps avec les messages déjà entendus du roi Marley.

Par le biais de refrains militants et d?admirables chansons à fredonner, Jahmi chante le besoin de s?unifier, de vivre en harmonie, de laisser de côté toutes les basses considérations qui freinent la société en général. Ses chansons rappelent ce Get up, stand up ! de Marley qui continue de résonner en Afrique et ailleurs.

Sur son Reggae Explozion, Jahmi se révèle un vocaliste émouvant, de la ballade amoureuse (Waiting in vain) à l?hymne revendicatif du premier extrait de l?album : Mesaz. De plus, il célèbre le bien-vivre, le bien-être, le besoin de partager, sans oublier la chronique sociale et écologique.

Du rêve à la réalité

Jahmi voit grand et il a bien raison. Trois ans, nous dit-il, qu?il attend que cet album devienne une réalité. D?une patience à toute épreuve, il a été largement épaulé par Felany Juste, sa compagne qui n?a jamais cessé de croire en lui. «Touzour bizin konn trace. Kan to kontan la mizik, to bizin capav arrive par to mem,» explique-t-il d?un ton calme. «Dibout lor to li pie parski pa pou ena personne pou tir toi dan galere,» chante-t-il sur le morceau Chante liberter. Enfant de Cassis, Jahmi a débuté en 1995 aux côtés des Dance Masters, désormais les OSB. Enchaînant groupe et featuring sur divers projets musicaux, il a posé chaque pierre de son édifice à la sueur de son front.

Sur cet album, il bénéficie non seulement de la complicité des membres influents de Cassiya, et des talents d?arrangeurs d?Alain Ramanisum, mais il est également épaulé par le Comorien Wanama et son camarade des Ottentik Street Brothers : Blakkayo. «Blakkayo li enn dimoune mari simple, mem si li enn grand dimoune. Line ekoute morso la, line koumans ekrir ek line amene so contribition. Mari serye net sa collaboration la.» Jahmi exprime son vécu à travers ce disque.

« Blakkayo li enn dimoune mari simple, mem si li enn grand dimoune. Mari serye net sa collaboration là.»

Enfant de ghetto, comme il le chante, il fait un examen de conscience et souhaite l?évolution des mentalités. Ce marchant ambulant qui fabrique et vend lui-même ses produits artisanaux, chante également en anglais et en français. Evitant à tous prix les clivages, il veut remercier ceux qui ont cru en lui, à l?instar de Giovanni, cet ami bassiste qui l?a initié à la musique. Dans le fond, ce qui compte, c?est de se donner les moyens de réussir.

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