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Jacques d?Unienville : ?Nous ne pouvons pas mettre en péril les investissements à Savannah?

6 novembre 2007, 00:00

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La lumière ne semble pas être au bout du tunnel à St-Félix. D?une part, la direction de la Compagnie usinière St-Félix (CUSF) campe sur sa position au sujet de son incapacité à payer les salaires de ses 135 employés. De l?autre côté, la Société usinière du Sud (SUDS) maintient la nécessité d?un ?deal global? pour qu?elle finance le coût du Blue Print à hauteur de 25 %.

A la réunion d?hier après-midi, les autorités ont, à nouveau, fait appel aux différentes parties concernées pour apporter leur contribution en vue de trouver une solution et sortir de l?impasse. Mais ce n?est que jeudi, lors de la prochaine réunion, que SUDS et le Sugar Investment Trust (SIT) feront connaître leur position. Il semblerait, à hier, que le SIT pourrait faire une offre concrète jeudi.

?Il faut prendre en considération que nous avons fait de gros investissements dans l?extension de l?usine sucrière Savannah, d?environ Rs 1 milliard. Il ne faut pas maintenant que ces investissements soient mis en péril?, explique Jacques d?Unienville, chief executive de SUDS.

?Nous étions d?accord pour financer 25 % du coût du Blue Print dans le cadre d?un accord global sur la centralisation dans le Sud. Cela inclut évidemment la fermeture des sucreries Riche-en-Eau et Mon -Trésor-Mon Désert.?

Or, pour l?instant, ces deux usines ne fonctionnent pas et sont dans l?attente d?une décision du gouvernement au sujet de leur fermeture. ?Elles sont en panne technique, et cela représente des coûts énormes?, souligne Jacques d?Unienville.

<B>Effort symbolique</B>

Mais du côté syndical, Lall Deonath, président de l?Artisans and General Workers Union (AGWU), semble plutôt optimiste. ?Il semble qu?il y ait des indications assez positives de toutes les parties concernées pour débloquer la situation, notamment de SUDS et du Sugar Investment Trust, au niveau du paiement de salaires et de boni de fin d?année. Ils ont accepté le principe de trouver une solution. Mais il reste les modalités à définir en attendant l?issue des négociations entre le gouvernement et la Mauritius Sugar Producers Association sur un all inclusive package au sujet de la réforme dans le secteur sucrier.?

A son avis, il semblerait même que St-Félix, malgré ses difficultés financières, serait disposée à faire un effort symbolique. Mais du côté de la CUSF, on souligne qu?il y a eu une requête pour une contribution lors de la rencontre d?hier et qu?elle sera étudiée.

La CUSF souligne qu?il n?a jamais eu une remise en question du Blue Print et qu?elle honorera par conséquent ses engagements en ce qui concerne l?allocation des terres.

Ce document prévoit que tout employé recevra deux mois et demi de salaire par année de service en cas de fermeture d?une usine. Dépendant de son temps de service, il aura entre 10 et 16 perches de terres pour construire sa maison. Le coût de l?application du Blue Print à St-Félix est à ce jour estimé à environ Rs 175 millions.

La direction de la CUSF a rencontré hier matin les employés de l?usine pour les mettre au courant de la situation. Elle campe sur sa position au sujet de ses difficultés financières pour pouvoir honorer d?autres engagements.

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