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Jacques D’unienville : Un homme d’action
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Jacques D’unienville : Un homme d’action
Depuis le 29 janvier dernier, il est de nouveau à la présidence de la «Mauritius Sugar Producers’ Association». Son objectif: réussir l’ambitieux programme de réforme sucrier déjà mis en route.
Il fait jeune pour le baron sucrier qu’il est déjà. Il a 40 ans. «Ça fait vieux hein? Fek gagne sa.» plaisante-t-il. Déjà, il vient d’être réélu président de la Mauritius Sugar Producers Association.
Il remplace Gilbert Espitalier-Noël à la tête de cette association. Rien de nouveau pour lui : il a déjà assumé cette fonction en 2005-2006.
Mais entre son premier mandat et ce nouveau, il préfère celui-là. Lors de son précédent mandat, ses pairs et lui négociaient la reforme. Maintenant, ils finalisent sa mise en application. «On passe du stade de la planification à la réalisation. Autrement dit, c’est maintenant que commence l’action. Je préfère nettement ça.»
C’est pour la même raison qu’il préfère son rôle de Chief Executive Officer de Mon-Trésor-Mon- Désert et de la Compagnie Sucrière du Sud. «C’est formidable de pouvoir réaliser des projets, créer de nouvelles entreprises, fédérer autour de soi une équipe…»
Son objectif dans son nouveau rôle est de réussir le programme de réforme ambitieux qui a été mis en route. Notamment, celui de passer de l’industrie sucrière à l’industrie cannière. «C’est un challenge vraiment grand, du point de vue de la logistique aussi bien que de la production.» raconte t-il ses yeux verts animés. «Apparemment, mes yeux étaient bleus jusqu’à l’âge de six mois, après ils ont changé de couleur. Ma maman était bien chagrine», raconte-t-il en s’esclaffant.
Il aime rigoler Jacques d’Unienville. Dans son bureau à l’Anglo-Mauritius House à Port-Louis, il arbore une mine très décontractée. Presque trop même. Il doit s’efforcer pour garder son sérieux.
«Une bonne plaisanterie n’importe quand, c’est toujours sympa.» Il essaie de retrouver son sérieux le temps d’aborder un sujet qui lui est cher. Celui de Maurice, île durable. «C’est un pari fantastique dans lequel tous les Mauriciens devraient s’engager. C’est plus qu’un projet. C’est, à la limite, une philosophie».
A savoir que c’est dans le secteur de l’environnement que Jacques d’Unienville a fait ses débuts.
C’était en France, au sein d’une filiale de Suez, spécialisée dans le traitement des déchets. Cela l’amènera à créer à Maurice une filiale qu’il dirigera pendant cinq ans.
Son changement de trajectoire professionnel, reste «très cohérent». Il soutient que le cluster cannier vers lequel son industrie s’est tournée a une forte connotation environnementale. «La canne est la plante qui séquestre le mieux le carbone dans l’atmosphère. Si on continue à émettre autant de carbone, la vie sur terre n’est plus soutenable.»
Un autre sujet préoccupe le monsieur, celui-là étant bien loin des considérations du sucre ou de la canne. « Avec la campagne électorale, il y a encore une fois une montée du communalisme dans le pays. On fait à chaque fois quatre pas en arrière à cause de notre système politique. C’est sincèrement révoltant et décourageant.»
L’histoire de Jacques d’Unienville avec le sucre commence véritablement en 2001, soit au moment du deal Illovo. Quand cette société vend ses parts à Maurice, une nouvelle administration se crée dans laquelle Jacques d’Unienville est à un moment «partie prenante».
La même année, il entre au conseil d’administration de Mon-Trésor-Mon-Désert à un moment où l’industrie se prépare à s’engager dans une réforme profonde.
En 2005, Jacques d’Unienville devenait le Chief Executive Officer de la Société usinière du Sud. Il a aussi assumé la présidence des deux centrales thermiques du Sud, soit la Centrale thermique de Savannah et la Centrale thermique du Sud.
Sa plus belle réussite dans tout cela est sa famille, la centralisation réussie dans le Sud, et le cluster cannier qui se développe.
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