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Jacques Chirac évoque la vie après l?Élysée...
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Jacques Chirac évoque la vie après l?Élysée...
Chirac s?en va, Sarkozy attend son dû. Car cette fois la fin du faux suspense approche. Dans un entretien, qui sera diffusé le demain dans l?émission de Michel Drucker Vivement dimanche, Jacques Chirac envisage pour la première fois de «servir la France d?une autre manière».
Et le chef de l?Etat ajoute même : «Il y a sans aucun doute une vie après la politique. Jusqu?à la mort», comme l?a révélé récemment le Parisien, dont un reporter a assisté à l?enregistrement de l?émission.
Même si l?Elysée s?est évertué à minimiser la portée du propos en expliquant que la «réponse du président de la République est intemporelle et n?apporte de ce fait aucune information quant à la décision qu?il prendra le moment venu», les sarkozystes voient là se lever un obstacle majeur.«Eteindre la lumière». Depuis des semaines, ils répètent qu?il ne faut surtout pas brusquer le «vieux monsieur de l?Elysée» très à cheval sur les bonnes manières.
A leurs yeux, Jacques Chirac n?a plus qu?une seule utilité : apporter un message de soutien sans ambiguïté à Sarkozy. Le Président doit donc être mis dans les meilleures dispositions afin que ce coup de pouce auquel il a toujours rechigné ait bien lieu et qu?il soit donné au moment le plus opportun. «Il faut laisser tout leur temps aux Chirac pour éteindre la lumière», s?amusait voilà dix jours un ministre proche du président de l? Union pour un mouvement populaire(UMP).
Pas facile en effet pour le couple présidentiel de fermer la porte sur quarante ans de vie de politique...
«Oui, cette maison me manquera beaucoup mais je m?adapterai. Il faut bien accepter ce que le destin décide», dit d?ailleurs Bernadette Chirac à Michel Drucker à propos de l?Elysée.
Mais à l?UMP, l?heure n?est pas au sentimentalisme. «L?absence de soutien de Jacques Chirac serait négative sur l?électorat qui redoute l?autorité de Nicolas Sarkozy. Cela viendrait alors conforter les peurs. Mais le Président ne peut le lui refuser alors que toute sa famille politique est aujourd?hui unie derrière le candidat de l?UMP. Ce serait prendre le risque de rater sa sortie», confie un des dirigeants de la campagne Sarkozy.
«Forcément». Ex-conseillère à l?Elysée et aujourd?hui porte-parole de l?UMP, la députée Valérie Pécresse assure elle aussi que le soutien présidentiel viendra «forcément». Lors de leur rendez-vous hebdomadaire du lundi, les deux hommes ont déjà plusieurs fois évoqué le sujet.
Comme à son habitude, Chirac a cherché à chaque fois à rassurer Sarkozy... qui refuse de s?en laisser conter tant que ces paroles n?auront pas été prononcées publiquement.
Il peut cependant se réjouir : en commençant à lever lui-même le tabou sur son avenir, le chef de l?Etat a sans doute accompli le pas le plus dur.
<B>Qui est Ségolène Royal ? Une ancienne collaboratrice témoigne</B>
Evelyne Pathouot, ancienne attachée parlementaire de Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, révèle, dans un livre témoignage, un peu plus de deux ans de sa vie au quotidien (1995-1997) avec celle qui aspire aujourd?hui à gouverner la France, portant un autre coup dur à la campagne déjà mal en point de la candidate socialiste, à la traîne dans les sondages, dont voici quelques extraits :
«Les décrypter, c?est pourquoi mon livre n?est pas un pamphlet, mais un portrait, où je n?avance rien qui ne soit vérifié ni vérifiable. Ségoliste convaincue au début, j?ai, peu à peu, découvert une personnalité dont j?ai préféré me séparer. En cette veille d?élection présidentielle, avant que les électeurs ne la choisissent ou ne la rejettent, j?entends qu?ils sachent qui elle est. Car il y a Dr Royal et Miss Ségo. Nul ne pourra dire qu?il n?a pas été prévenu(...)
Ségoliste convaincu, ce responsable d?association était cependant suffisamment lucide pour être agacé par la manière dont on usait de lui comme d?un « intendant des volontés royales (...) Après son départ, la maison ressemblait souvent à un véritable champ de bataille, mais elle, elle n?était pas peu fière d?assumer ce rôle d?élue de proximité. Comme elle ne disposait pas de voiture et qu?elle ignorait visiblement qu?on peut en louer une auprès d?établissements spécialisés ? c?est l?hypothèse basse que je préfère retenir ?, un militant ou une militante était réquisitionné pour lui servir de chauffeur et la convoyer du matin jusqu?au soir(...)
(?) Sa langue n?avait pas fourché. Elle avait tenu ces propos parce qu?elle y croyait sincèrement, tout comme elle pensait qu?une pension alimentaire pouvait aisément permettre à une employée à plein-temps de se contenter d?un demi-salaire. Cette phrase, prononcée de manière anodine, opéra en moi un véritable déclic. La séduction cessa définitivement d?opérer. Ce fut le dérapage de trop. Dorénavant, il ne me restait de ma collaboration avec Ségolène qu?une immense déception. Ma décision était prise, je ne travaillerais plus jamais à ses côtés...»
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