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Investissement : des réformes pour survivre
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Investissement : des réformes pour survivre
Explorer les opportunités offertes par Maurice pour faciliter l’investissement et accroître le commerce. C’est l’appel du ministre des Affaires étrangères, Madan Dulloo, aux membres des différentes chambres de commerce présentes, hier soir, au banquet organisé par la Chinese Business Chamber (CBC) de Maurice.
Ce banquet s’est tenu au Centre des conférences Swami Vivekanenda International au Domaine Les Pailles en présence de sir Anerood Jugnauth, président de la République, des ministres et des membres du corps diplomatique. Des délégations des chambres de commerce de la Malaisie, de Madagascar et de la Réunion et une délégation de la province chinoise de Shanxi, actuellement en visite, étaient aussi présentes.
“Il n’y a aucun doute, affirme-t-il, que l’accroissement du commerce est crucial pour la croissance économique et le développement en particulier pour les pays en voie de développement qui essaient de faire face aux défis de la globalisation.”
Le ministre Dulloo a ensuite évoqué la vulnérabilité des pays insulaires comme Maurice, dans le sillage de la libéralisation, sans compter le triple choc avec la hausse des prix pétroliers, la baisse du prix du sucre acheté par l’Union européenne et la perte de l’accès préférentiel sur certains marchés pour nos produits textiles avec le démantèlement de l’Accord multi-fibre.
<B>Un budget encourageant</B>
Devant cette situation, le gouvernement mauricien, a ajouté le ministre Dulloo, a dans le budget 2006-2007, annoncé toute une série de réformes pour diversifier l’économie et faciliter l’investissement.
Charles Li, président de la CBC, trouve pour sa part, qu’il y a des “signes encourageants” dans le budget pour faciliter l’investissement. “Nous sommes activement engagés dans la promotion des opportunités de commerce et de l’investissement à Maurice et dans les îles de l’océan Indien, dit-il. Nous continuons à développer les réseaux de coopération avec la Chine et des pays du Sud-Est asiatique.”
Charles Li a aussi souligné le “besoin urgent” d’ouverture de Maurice sur ces pays d’Asie “qui peuvent nous apporter l’investissement, la technologie et des opportunités d’affaires.”
D’autant plus que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, compte participer au sommet Afrique- Chine qui se tiendra au début de novembre en Chine.
Tan Sri Dato Soong Siew Hoong, le chef de la délégation de l’Association of Chinese Chambers of Commerce and Industry de la Malaisie, a fait ressortir que “nous sommes en train de vivre dans une ère où la conduite des affaires est devenue transcontinentale, où la technologie de l’information et de la communication transcende le temps et les frontières géographiques”.
“Les rencontres individuelles sont encore très importantes et ne peuvent être totalement remplacées”, devait-il conclure.
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