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Inquiétude
Ces deux faits divers publiés dans cette présente édition devraient nous  inquiéter. Il y a d’abord la violence organisée entre groupes rivaux qui a failli tourner au drame durant le week-end dans le nord. Ensuite, toujours dans le nord, l’incendie  de la maison d’Alain Raffin lundi soir, dans des circonstances indéterminées.
 Deux incidents de cette envergure en l’espace de quelques jours, c’est trop pour une région. Comment en est on arrivé la ? Alors que Rodrigues est réputée pour  être un pays où règne la sécurité. Chose que beaucoup de pays n’a plus.
La violence physique  trouve  souvent sa source dans l’intolérance et la violence verbale. Ces deux faits  devraient nous interpeller sur  la manière de nous exprimer par nos paroles et nos écrits. Sur la manière dont nos gérons nos différences.  Ne faisons nous pas trop souvent l’amalgame entre les idées et les personnes ? On peut ne pas épouser les mêmes  idées et les mêmes options, mais on peut  toujours s’écouter.
Une autre tentation qui nous guette, c’est de considérer qu’il existe des purs d’un coté et des impurs de l’autre.  Ceux qui ont toujours raisons et ceux qui ont toujours torts. Quand nous sommes convaincus que l’autre est du mauvais coté, il ne reste plus qu’à  le détruire et essayer de l‘éliminer. S’attaquer à ses biens, sa  réputation et sa personne devient alors le meilleur moyen d’atteindre l’objectif visé.
Dans une société comme la nôtre, le recours  aux forces de l’ordre devrait être un bouclier de protection pour les victimes. Dans ce qui s’est passé le week-end dernier, les victimes n’osent pas se faire connaître au  grand public. Ils  n’osent même pas porter plainte à la police par peur de représailles. Peut-on savoir pourquoi ? Est-ce que cette peur est justifiée ? Sommes-nous rendus à un point où c’est la loi de la jungle qui règne ? C’est très grave.
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