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Inondations du 26 mars : Deux enfants racontent leur calvaire

24 septembre 2008, 00:00

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Inondations du 26 mars : Deux enfants racontent leur calvaire

Deux élèves ? une fille et un garçon ? se sont hier retrouvés en Cour suprême et ont témoigné des inondations du 26 mars dernier telles qu?ils les ont vécues. Cela dans le cadre du Fact Finding Committee institué pour faire la lumière sur ces événements qui ont coûté la vie à quatre personnes.

La fille, qui est en Form I au collège Darwin, à Flacq, a expliqué que ce jour-là, elle était allée à l?école contre l?avis de sa mère parce qu?il devait y avoir un contrôle de français et qu?elle ne pouvait donc se permettre de s?absenter. Le contrôle, précise-t-elle, n?a toutefois pas eu lieu, l?école ayant fermé ses portes plus tôt en raison des pluies torrentielles.

<B>Rivières en crue</B>

Elle soutient, en outre, n?avoir pu, par la suite, rentrer chez elle à Centre-de-Flacq car les rivières en crue et les inondations avaient rendu la route impraticable. Selon elle, les responsables de l?établissement scolaire ont failli en ce qui concerne la nécessité de s?assurer du trajet de retour des étudiants à la maison.

Elle explique ainsi avoir été contrainte de demeurer chez un étranger en attendant que le temps se calme. Mais elle n?aurait pas atteint la maison en question facilement non plus à cause des débris et aurait dû escalader un mur.

L?autre élève qui a témoigné fréquente, lui, le collège St.-Mary?s. Cet habitant de Palmar a expliqué que quand il était dans la rue, tentant de rentrer chez lui, l?eau lui arrivait au niveau du torse. Il dit avoir alors aussi perdu son portable. Dépassé par les événements, il dit s?être mis à pleurer tout en continuant à marcher dans l?eau jusqu?à ce qu?il rencontre son oncle.

Norbert Potié, enseignant et secrétaire de la Parent-teacher association des écoles primaires catholiques, qui a également déposé hier, a, lui, condamné le ministère de l?Education et la station météorologique.

Ces derniers, dit-il, ont failli à prendre les mesures nécessaires en vue d?assurer la sécurité des élèves. Il dira que vu le niveau d?eau dans les salles de classe, c?était irresponsable de ne pas fermer les écoles. D?autant, a-t-il ajouté, que des détritus et même de la matière fécale flottaient dans la cour de l?établissement.

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