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Initio Erat ?
<B>Par Michel Bedu</B>
Au commencement, le Verbe (Dieu) créa le Ciel et la Terre. Nous avons tous entendu cela quelque part. Propos qui présente la commodité, à travers la foi, d?éliminer les cent questions que justement pose la Création de l?univers. Etant nous-mêmes, habitants de la Terre, une infime partie de cet univers-là. Ce que l?on sait moins, c?est que le texte intégral de la Genèse dit : « Au commencement QUI NE FUT JAMAIS, Dieu créa le monde? » Voilà qui devient plus clair (si j?ose dire), en tout cas plus satisfaisant pour l?esprit. Les innombrables traductions, copies, remaniements du Grand Livre expliquent cet « oubli » capital? Car qu?est-ce qu?un commencement qui n?aurait jamais commencé ?
Comment faire entendre cela au commun des mortels ? Pascal mentionne cette idée des « deux infinis » : l?Eternité ne peut avoir ni début, ni fin. Saint-Augustin affirme que le monde existe dans un perpétuel présent, puisque Dieu EST de toute éternité. Ce qui fait l?économie de cette « création » à un point donné du temps ; notion qui choquait déjà les néoplatoniciens comme Plotin.
Ce sera finalement le philosophe Spinoza qui, vers les années 1650, et au prix de son exclusion comme étudiant rabbin, professa les idées les plus proches de notre modernité. Traitant de la philosophie de Descartes, il pose le principe d?un Dieu-Substance, « Dieu ou Nature » étant équivalents.
Ce libertaire de la pensée, accusé d?athéisme, traité comme un pestiféré, contraint de vivre d?un petit métier, (polisseur de verres de lunettes) s?était en effet attaqué à un dogme indépassable : pour lui, il n?y a pas un Dieu créateur de l?Eden, mais une Nature-Vie présente depuis toujours, incarnée à la fois dans l?âme et le corps?
Au demeurant, reste la question de savoir d?où et de quoi l?homme est issu. On n?en finit pas de lui découvrir, de recul en recul, de nouveaux ancêtres. Seul animal raisonnable (en principe !) de ce monde, suffisait-il que, traversant des milliers d?années, il passe du chimpanzé à l?« homo sapiens », simplement par le jeu de l?évolution ? Car, faut-il le rappeler ? la théorie évolutionniste de Darwin reste, quoi qu?il en soit, une hypothèse. N?a-t-on pas avancé, plus récemment, que nous descendions du? coelacanthe, poisson aux nageoires évocatrices de « bras », et pêché au large des Comores ? J?en ai vu un à Madagascar dans les années 60, tant l?émulation des pêcheurs faisait de trouvailles ? (les autorités payaient cinq mille fr. CFA la pièce au pêcheur chanceux?)
Plus intéressante, la théorie de Bergson sur « l?élan vital » exposée dans son livre « L?évolution créatrice ». La vie cherche toujours à faire plus, devenir plus complexe, se ramifier? Professeur au Collège de France, Prix Nobel 1928, sa théorie du « moi profond » le range du côté des spiritualistes ouverts ? ce qui n?était pas la bonne manière d?être admis parmi les intellectuels marxistes qui ont dominé notre époque?
Alors, quelle hypothèse de rechange ?... Il n?y en a pas trente-six. Il y en a, vraisemblablement, trois. 1. Ou bien l?espèce humaine a été tirée du néant par un Créateur. 2. Ou bien, nous sommes advenus à partir de cette « bifurcation » étrange d?une lignée d?anthropoïdes. 3. Ou, enfin, déportés du cosmos, nous venons d?une autre planète, poursuivant ainsi une évolution sidérale commencée ailleurs. De cette dernière hypothèse, il reste quantité de traces, à la fois dans la mémoire des humains, et sur de nombreux sites où des découvertes insolites, mises au jour par les archéologues, restent tout à fait inexpliquées, (scaphandres casqués, gravés dans des grottes, sur des murailles enfouies, rongées par le temps ? Sahara, Mexique, Pérou. Dessins d?objets volants en forme de fusées. Des pierres gravées, déchiffrées par les préhistoriens chinois racontent l?épopée de guerriers descendus du ciel sur des « glisseurs aériens », etc.) Tous ces témoignages signés de « visiteurs » d?outre-terre se trouvent en abondance, en Orient, en Amérique du Sud et datent de plus de quatre mille ans? Des récits du Rig Veda Indien relatent la venue des « Marous », les « Intelligents » à bord de chars volants? A notre époque, des chercheurs (par exemple J.P.Petit chercheur au CNRS) en viennent à poser la question de ces « êtres venus d?Ailleurs », et qui sont déjà parmi nous?
Nos fusées interstellaires ne sont-elles pas un appel d?un « futur antérieur » vers nos origines ?
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