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Infirmières bulgares : l?Elysée tente de désamorcer la polémique

6 août 2007, 00:00

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Dans un entretien au Figaro, avant-hier, le secrétaire général de l?Elysée, Claude Guéant, affirme que la possibilité d?une contrepartie à la libération des infirmières bulgares est un ?sujet qui n?a jamais été abordé dans nos discussions?.

?Les négociations commerciales entre MBDA (filiale d?EADS, NdlR) et les autorités libyennes suivaient leurs cours depuis longtemps, et nous ne sommes jamais intervenus pour en accélérer la conclusion. Je n?ai appris qu?après mes déplacements à Tripoli qu?une mission de MBDA séjournait dans la capitale libyenne depuis un mois?, souligne-t-il.

Interrogé sur une note de recherche émise, selon le journal Libération, par le juge Jean-Louis Bruguière pour la participation présumée du chef des services de sécurité du colonel Kadhafi, Moussa Koussa, à l?attentat du DC 10 d?UTA, Claude Guéant dément : il affirme que l?homme ne fait ?l?objet d?aucune fiche de recherche?.

?Il vient souvent en France, à un rythme trimestriel, pour rencontrer ses homologues?, selon lui. ?Je l?ai reçu deux ou trois fois quand j?étais au ministère de l?Intérieur. La dernière fois, c?était (...) quelques jours avant l?installation de Nicolas Sarkozy à l?Elysée?, ajoute-t-il.

?Il était venu me dire de la part de M. Kadhafi que celui-ci souhaitait établir avec la France des relations plus soutenue?, explique Claude Guéant. ?C?est à ce moment-là que nous avons pensé que le dossier des infirmières bulgares pouvait évoluer?, souligne-t-il, rappelant que ?d?emblée, je lui avais dit que le règlement de ce dossier était un préalable à tout rapprochement?.

Le secrétaire général de l?Elysée juge par ailleurs ?absurde? l?idée soutenue par certaines sources selon laquelle la réhabilitation du beau-frère du colonel Kadhafi, Abdallah Senoussi, condamné en France à la prison à perpétuité dans l?attentat contre le DC 10, a été négociée en échange de la libération des infirmières bulgares. ?La justice en France est indépendante. Les pouvoirs publics ne peuvent rien faire pour modifier une décision de justice?, affirme-t-il.

Enfin, sur la mise à disposition de la technique du nucléaire civil ?entre les mains d?une dictature? comme l?affirme l?opposition en France, Claude Guéant a rappelé que ?la Libye n?est plus sous embargo depuis 2004 et souhaite réintégrer la communauté internationale?.

© Le Monde 2007 Distribué par
The New York Times Syndicate

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