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Incendie chez Boodhoo : de l’essence utilisée sous les roues arrières du 4x2
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Incendie chez Boodhoo : de l’essence utilisée sous les roues arrières du 4x2
La police scientifique a relevé des traces d’accélérants sous le véhicule utilitaire du neveu d’Harish Boodhoo. Après six membres de la VOH, l’agent Raffick Goolfee a été interrogé par la CID de Phoenix ce jeudi 10 mars.
L’incendie chez Harish Boodhoo, à Belle-Terre, est bien d’origine criminelle. Les experts du Forensic Science Laboratory (FSL) ont remis à la CID de Phoenix dans l’après-midi du jeudi 10 mars un rapport qui fait état de la présence d’accélérants sous les pneus arrière du 4x2 brûlé chez l’ancien vice-Premier ministre.
Tout laisse croire que c’est de l’essence qui a été utilisée pour mettre le feu a ce véhicule appartenant au neveu d’Harish Boodhoo. Lorsque les flammes se sont propagées, elles ont fini par atteindre sa voiture, une Proton garée juste devant le 4x2, la réduisant également en un amas de tôles calcinées.
Depuis la nuit du lundi 28 février au lundi 1er mars, date à laquelle le délit a été commis, Harish Boodhoo ne cesse pas d’expliquer qu’il a été victime d’un acte d’intimidation. Un de ses voisins a, de son coté, indiqué avoir entendu des pas de course vers un champs de canne à sucre attenant à sa maison peu après que l’incendie ne se soit déclaré.
Le rapport du FSL devra finalement mettre un terme aux doutes émis quant à l’origine de cet incendie. Rien que le mercredi 9 mars, Somduth Dulthumun de la Sanatan  Dharma Temples Federation et de l’Hinduvta Movement a ainsi évoqué la possibilité d’une « mise en scène » de la part d’Harish Boodhoo.
Somduth Dulthumun disait également vouloir jouer au médiateur entre Harish Boodhoo et la Voice of Hindu (VOH), groupe sectaire que l’ancien vice-Premier ministre soupçonne d’être derrière cet acte criminel. Après l’interrogatoire de six membres de la direction de la VOH la semaine dernière, ce jeudi 10 mars, ce fut au tour de l’activiste politique Raffick Goolfee d’être entendu.
Comme tout ce beau monde qu’Harish Boodhoo soupçonne de lui en vouloir, Goolfee a fourni un alibi et a pu rentrer chez lui. La CID de Phoenix a donc du pain sur la planche pour pouvoir remonter jusqu’aux auteurs de l’incendie.
Dans une déclaration à Radio One, Raffick Goolfee soutient qu’il va loger une action en justice contre Harish Boodhoo pour la somme symbolique d’une roupie.
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