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Immigration : les clandestins asiatiques menacent l’île
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Immigration : les clandestins asiatiques menacent l’île
Depuis le 24 octobre, Air Austral propose deux fois par semaine une ligne directe vers Bangkok. Une destination de rêve pour des Réunionnais en mal d’exotisme. Mais également une porte ouverte à une immigration clandestine vers l’Europe.
Des Asiatiques passent désormais la frontière munis de faux passeports hong-kongais. Les fonctionnaires réunionnais de la police de l’air aux frontières (PAF) manqueraient de formation pour assurer leur mission de garde-barrière. Une vision des choses qui n’est pas partagée par le patron de la PAF, le commissaire Laurent Siam.
La semaine dernière, trois Sri-Lankais entrés à la Réunion de manière irrégulière ont été remis en liberté avec une notification de quitter le territoire français. Faute d’avoir été présentés à l’ambassade de leur pays basée en métropole, ces trois étrangers munis de faux passeports sont dans la nature... Un exemple de la nouvelle immigration asiatique à laquelle tentent de faire face les autorités réunionnaises.
Depuis le 24 octobre, deux vols en provenance de Bangkok se posent chaque semaine sur le tarmac de Gillot. À son bord, la plupart des passagers sont des touristes réunionnais de retour d’une escapade thaïlandaise. Une infime minorité est constituée de vacanciers asiatiques venus découvrir l’île soeur.
Et enfin, quelques passagers arrivent sur le sol réunionnais avec un espoir secret de franchir la porte d’entrée de l’Europe. Ils sont Chinois ou Sri-Lankais pour la plupart, et ont en leur possession de faux passeports de Hong-Kong qui leur permettent d’entrer sur le territoire français sans visa. A leur arrivée à la Réunion, ils se soumettent au contrôle de la police de l’air aux frontières.
Et comme tout se sait rapidement en matière d’immigration clandestine, les passeurs ont vite fait de comprendre que les mailles de la PAF réunionnaise sont plus faciles à passer que celle des aéroports métropolitains. Ainsi, depuis quelques mois, des clandestins ont été interpellés à l’aéroport Roland-Garros.
<I>© JIR</I>
<B>L’ île soeur, destination maudite ?</B>
Annoncées comme un signal fort pour la relance du tourisme réunionnais, les assises prévues sur le sujet récemment ont finalement été reportées sine die. Pendant ce temps, des tours opérateurs de métropole facilitent les annulations et les reports de séjour sur l’île. La réaction des autorités suffira-t-elle pour empêcher un nouveau recul de la fréquentation ?
Gamede n’aura pas eu raison que du pont de la rivière Saint-Etienne. Le cyclone a indirectement porté un mauvais coup aux activités touristiques, qui n’avaient vraiment pas besoin de ça. Il ne s’agit pas seulement des dommages portés aux infrastructures publiques, aux équipements des professionnels et aux plages de l’Ouest qui pourront être rapidement réparés avec un peu de courage et de bonne volonté. Les problèmes les plus importants, comme toujours, concernent la perception de la destination par les touristes potentiels.
Et sur ce point, les fortes précipitations ont indirectement des conséquences qu’on n’a pas fini de mesurer, mais qui dans tous les cas seront sûrement défavorables à la relance de l’activité. La première déconvenue est arrivée de l’Association de tours opérateurs (CETO) qui regroupe près d’une soixantaine de professionnels autour d’une charte de qualité.
Pour préserver les intérêts de leurs clients, les trente tours opérateurs du groupement avaient décidé, immédiatement l’alerte rouge levée, de leur proposer l’annulation ou le report des voyages prévus à la Réunion…
© JIR</I>
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