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Ile court, île court, le festival

3 octobre 2010, 20:00

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Ile court, île court, le festival

Du 7 au 10 octobre aura lieu Ile Courts, le festival international du court métrage de Maurice, lequel événement en est à sa quatrième édition. Zoom sur ce rendez-vous devenu incontournable.

 

Première séquence

 

? Le Tableau Vivant, la Naissance des Couleurs Film d’animation mauricien de Katty Laguette

 

? Shanti


 Fiction réunionnaise de Sarah Hoareau

 

? Color Bar

 Fiction malgache de Randriamamanjo Manohiray

 

? Documentaire mauricien de Marie Vidal et Vivek Beergunnot

 

? La Chaumière: l’espace d’un instant

 Documentaire mauricien de Jérôme Vallin

 

? Glissé Tombé

 Fiction mauricienne de Joëlle Ducray

 

? Rasta…

 Fiction mauricienne de Stéphane Rock

 

? Baraz

 Fiction mauricienne de Gaston Valayden

 

 


Questions à…

 

David Constantin, président de l’association Porteurs d’Images, organisatrice conjointe avec l’Institut français de Maurice, d’Ile Courts 2010.

 

«Accompagner les réalisateurs mauriciens»


¦ Une boîte à outils pour symboliser le festival de courts métrages 2010 et ceux à venir. Ce logo montre qu’on parle vraiment de «fabrique» du cinéma… Qu’est-ce qui y est fabriqué ?

 

Le festival de cette année comprend, en sus de l’atelier d’écriture fictionnelle, un autre de réalisation documentaire et un troisième sur la critique de cinéma, destiné aux journalistes. Chaque atelier dure une semaine.

 

Pour le premier, le participant arrive avec une idée de scénario, qui sera développée, partagée, suivie par les encadreurs.

 

L’année suivante, les participants seront assistés dans la production de leurs films qui seront compilés sur un DVD. Celui-ci sera éventuellement présenté dans des festivals internationaux de courts métrages.

 

Le deuxième atelier s’attellera à la réalisation d’un documentaire. Le nombre limite de cinq participants par atelier est délibéré, car il permet un meilleur suivi.

 

Tout est gratuit et nous leur donnons tous les moyens.

 

Par exemple, Media Rentals, société de location de matériel de cinéma, fournit les équipements au moment de la production.

 

¦ Sur quelles bases ont été choisis les participants aux deux premiers ateliers ?

 

Sur l’envie et la motivation avant tout. Ils avaient chacun un dossier à présenter, en donnant une idée de scénario et en précisant les raisons qui les poussaient à se joindre à l’atelier.

 

¦ Le festival en est à sa quatrième édition cette année. Comment a été son évolution depuis ses débuts en 2006 ?

 

Le premier festival a eu lieu avec une vingtaine de films et un atelier d’écriture fictionnelle, que l’on retrouve aussi dans les éditions suivantes, ainsi qu’un atelier d’animation, entre autres.

 

Au fil des ans, les films diffusés ont été plus nombreux et plus variés. Nous en sommes maintenant à une cinquantaine de films.

 

¦ De quoi a germé l’idée du premier festival de courts métrages de 2006 ?

 

Elle est partie de plusieurs constats : manque d’occasions de visionner des courts métrages récents à Maurice, manque de moyens pour voir aboutir des réalisations locales, manque de formation dans l’audiovisuel, désir de faire venir des professionnels de la région et de faire naître des projets entre les Mauriciens et les férus de courts métrages d’autres régions.

 

¦ Et l’association Porteurs d’Images dans tout ça… Comment et pourquoi a-t-elle vu le jour ?

 

L’association a été créée il y a un an et demi afin de procurer une meilleure structure à l’organisation du festival de courts métrages.

 

¦ Quel est l’objectif derrière la création d’un festival de courts métrages ?

 

La professionnalisation du cinéma à Maurice, l’accompagnement des réalisateurs mauriciens afin qu’ils soient vus sur la scène internationale, notamment lors de festivals et la mise en réseau de passionnés mauriciens de l’audiovisuel.

 

¦ A quels obstacles vous êtes-vous personnellement heurté en voulant percer dans l’audiovisuel à Maurice ?

 

La culture du court métrage ou du film produit localement n’est pas encore bien ancrée ici. Cela a été difficile de trouver des sociétés de production qui soient prêtes à me suivre au début. Il y avait une incompréhension totale de ce que je voulais faire. Il y avait toute une culture à refaire.

 

Propos recueillis par Caroline ASSY

 

 

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