Publicité
Il y a eu déjà trop de victimes…
Par
Partager cet article
Il y a eu déjà trop de victimes…
Oui, c’est vrai, chaque avortement fait au moins une victime, et cela n’est pas acceptable. Et s’il arrive quelque fois que la mère meurt aussi, cela fait deux victimes, et c’est deux fois trop.
Qu’il devienne légal de tuer un enfant parcequ’il n’a pas encore commencé la deuxième phase de sa vie, celle d’après la coupure du cordon ombilical dépasse toute forme de raison, de logique ou d’entendement.
Dans ce cas, pourquoi ne pas autoriser le meurtre de l’enfant avant qu’il ne soit sevré avant qu’il perde ses dents de lait avant qu’il n’atteigne l’âge de raison avant qu’il ne vive la puberté avant qu’il ne commence sa vie professionnelle avant qu’il n’ait sorti ses dents de sagesse….
On pourrait aussi rogner sur la somme toute courte existence de l’homme en commençant par la fin: après qu’il soit devenu grabataire ou en fauteuil roulant après qu’il ait perdu ses dents après qu’il ait eu des cheveux blancs après l’âge légal de sa retraite après sa ménopause ou son anause,…
Il ne resterait alors à l’homme que quelques semaines de son existence pendant lesquelles il pourrait vivre sans crainte d’être assassiné en toute impunité.
Aucune démonstration biologique, médicale, éthique ou morale ne peut justifier une différence de traitement d’un enfant avant et après sa naissance: la médecine va même jusqu’à pratiquer des opérations sur l’enfant alors qu’il n’est pas encore né, pour le garder en bonne santé ! Pourquoi alors rendre légal une telle opération intra-utérine quand elle a pour but de le tuer ?
Tout système juridique comporte nécessairement des imperfections et le droit ne peut pas être érigé en référence pour quiconque a soif de justice: il n’est qu’un pis aller. Quand le droit définit le début de la vie d’un être humain, c’est peut-être pour répondre aux besoins administratifs de l’état civil ou pour tenter de gérer les relations entre être humains vivant en société, mais certainement pas pour guider l’humanité sur la route de sa vie. Le parlementaire n’est pas un guru.
La Déclaration des Nations Unies sur les Droits de l’Enfant, de 1959: “Considérant que l''''enfant, en raison de son manque de maturité physique et intellectuelle, a besoin d''une protection spéciale et de soins spéciaux, notamment d''une protection juridique appropriée, avant comme après la naissance”. Maurice l’a ratifiée le 26 juillet 1990.
Qu’en disent les religions ?
Le Christianisme
Le Pape Jean-Paul II enseigne « Celui qui est supprimé est un être humain qui commence à vivre, c''est-à-dire l''être qui est, dans l''absolu, le plus innocent qu''on puisse imaginer: jamais il ne pourrait être considéré comme un agresseur, encore moins un agresseur injuste! Il est faible, sans défense, au point d''être privé même du plus infime moyen de défense, celui de la force implorante des gémissements et des pleurs du nouveau-né. »
Pour les autres confessions chrétiennes:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_du_christianisme_sur_l%27avortement
Pour quelques autres religions:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Interruption_volontaire_de_grossesse
L’Islam
“… la vie du foetus, à l''instar de la vie humaine en général, est sacrée en Islam. A ce titre, elle se doit d''être gardée et protégée dans la mesure du possible. On peut se faire une idée de l''importance reconnue au foetus lorsqu''on considère le fait que la jurisprudence musulmane autorise à la femme qui est enceinte et qui craint pour la santé du futur bébé de ne pas jeûner durant le mois de Ramadhân (et de remplacer les jours ainsi manqués plus tard) ... alors que la pratique du jeûne du Ramadhân compte parmi les cinq piliers les plus connus de l''Islam...
Plus révélateur encore: A l''époque du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam), une femme ("Al Ghâmidiya") était tombée enceinte après avoir commis l''adultère... Comme elle était venue se dénoncer devant le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam), celui-ci prit la décision d''appliquer la peine prévue, mais pas avant que la femme en question n''eut accouché et complété la période d''allaitement...”
Cf. http://www.muslimfr.com/modules.php?file=article&name=News&sid=158
http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Avortement-aux-yeux-de-l-Islam_m37394.html
L’Hindouisme
“L''âme et la matière qui forment le foetus sont considérées comme jointes depuis la conception. Selon la doctrine de la réincarnation, un foetus est une personne dès le début, et non pas en fonction de son développement. Il contient une âme qui renaît et devrait être traité en conséquence. Toute vie est considérée comme sacrée parce que toutes les créatures sont des manifestations de l''Être Suprême.”
Le Bouddhisme
“Traditionnellement pour les Bouddhistes, le processus de la vie des êtres sensibles commence à l''instant de la conception, quand la conscience d''un être "entre" dans l''ovule et le spermatozoïde réunis provenant des parents. Puisque la vie commence au moment de la fécondation, on pense qu''il n''y a aucune différence qualitative entre un avortement de premier trimestre et un avortement tardif. Bien que le foetus ne soit pas considéré comme ayant une "personnalité entièrement développée," dans le sens occidental du mot, il est considéré comme étant une "personne," possédant les cinq agrégats permettant de déterminer l''identité personnelle : la forme, les sentiments, les perceptions, les formations karmiques, et la conscience.
Selon le premier des cinq préceptes bouddhistes (s''abstenir de tuer, des insectes comme des humains), l''avortement est proscrit. On considère que la vie commence dès que la conscience surgit, et les foetus sont vus comme ayant une conscience. L''avortement, parce qu''il tue un foetus, pose un dilemme personnel sérieux sur le plan moral et spirituel. Dans les textes bouddhistes indiens, "tuer" se comprend comme tuer un être "sensible", un être muni de conscience et par conséquent du potentiel d''atteindre l''illumination.
Les règles du Bouddha pour sa communauté de moines interdisent également de recommander l''avortement.”
Cf. http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article677
Et vous, comment concevez-vous la vie ?
Si vous y croyez si vous la tenez pour valable si vous souhaitez qu’elle soit respectée et préservée si vous êtes en faveur d’une égalité de droits et de chances pour chacun de nous si vous n’êtes pas pour écraser les plus faibles et que vous êtes sensibles à la fragilité des plus démunis, alors ne leur fermez pas l’accès à la vie, et dites-le avec l’intelligence du coeur à tous ceux de votre carnet d’adresse et notament à nos dirigeants, élus et ceux qui, de par le pouvoir que nous leur avons confié, prennent des décisions qui influent sur notre vie et celle de ceux qui vivent avec nous, même s’ils ne peuvent pas encore parler en leur nom propre: soyez leur porte-parole, ils ont besoin de vous ! Maintenant !
Publicité
Publicité
Les plus récents