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Il retient sa famille en captivité pendant trois ans

16 août 2008, 00:00

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Il retient sa famille en captivité pendant trois ans

Un Géorgien a retenu sa famille en captivité pendant trois ans. Quand les policiers ont finalement ouvert le mobile home blanc où Raymond Thurmond (photo) séquestrait sa femme et ses quatre enfants, l?endroit était tellement crasseux et infesté de bestioles que l?un d?entre eux a dû porter un masque à gaz tandis qu?un autre a refusé d?entrer.

Des milliers de cafards et d?autres insectes grouillaient dans les tiroirs, les placards et les autres meubles. De la vieille nourriture jonchait le sol, et un problème de plomberie de longue date avait pourri le sol et fait moisir les matelas.

Les enquêteurs affirment en effet que c?est dans ce mobile home de trois pièces que Thurmond a obligé sa femme et ses quatre enfants à vivre, ne leur permettant de sortir qu?une seule fois en trois ans. Et encore, c?était une sortie très fugace : une visite de deux heures à Pâques chez les parents de sa femme, en Caroline du Nord. «C?était une prison virtuelle», a déclaré un policier. «Il contrôlait ce qu?ils mangeaient, ce qu?ils faisaient. Il contrôlait à peu près tout.»

La famille s?était installée dans ce mobile home en août 2005. L?homme travaillait dans une usine de volailles à proximité. Les voisins l?ont décrit comme poli et calme, bien qu?il fût sur le point d?être expulsé pour loyers impayés.

Mais derrière les portes closes du mobile home, Thurmond dirigeait sa famille d?une main de fer, a expliqué la police. Parfois, il entrait dans une colère folle et frappait ses enfants, âgés de 14, 13, 12 et 9 ans, à coup de bottes à pointe métallique. D?autres fois, les enfants ont raconté aux policiers qu?ils auraient entendu leur père agresser et violer leur mère dans une chambre.

L?épouse de Thurmond a finalement tout révélé quand son mari lui a dit qu?il la quittait pour une autre femme, et qu?il reviendrait de temps en temps apporter de la nourriture. Les enfants, amaigris et mal nourris, ont été placés.

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