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Il faut sauver le badminton !

22 août 2005, 20:00

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C’est le branle-bas de combat ! Depuis que le COJI malgache (comité organisateur des 7es Jeux des îles de l’océan Indien) a annoncé la décision de ne pas inclure le badminton au programme des 7es Jeux qui auront lieu du 9 au 19 août 2007, les joueurs mauriciens envisagent de se lancer dans une véritable bataille.

Ils ont décidé de prendre pour alliés l’Association mauricienne de badminton (AMB), le Comité national olympique mauricien (CNOM) et le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS). Reste à savoir si ces derniers accepteront de se mettre de la partie.

“Nous allons rencontrer les dirigeants de la fédération avant de frapper à la porte du ministre des Sports, Sylvio Tang. Nous voulons savoir s’il n’y a pas moyen pour que l’État mauricien intervienne auprès de son homologue malgache, pour que le badminton soit réintroduit au programme des JIOI de 2007. Nous allons également rechercher l’aide du Comité national olympique mauricien (CNOM),” lâche Stéphane Beeharry, porte-parole des joueurs.

<B>Faux prétexte</B>

Ce joueur de la sélection nationale se dit outré par la décision du COJI malgache. “Je trouve aberrant qu’une poignée de dirigeants ait décidé du sort d’une discipline par rapport à leurs propres intérêts. Car disons les choses comme elles sont, Madagascar n’a aucune chance de médailles dans ce rendez-vous des îles”, s’insurge-t-il.

“Les dirigeants malgaches prétendent qu’ils n’ont pas les infrastructures nécessaires et les moyens pour inclure le badminton. Cet argument est faux. Le badminton était présent aux Jeux de 1990 dont le pays hôte n’était nul autre que Madagascar. Comment se fait-il qu’à l’époque ils avaient les infrastructures nécessaires ?”, s’interroge le joueur.

Tout comme les joueurs, le président de l’AMB, Ravind Sandrasagren, regrette également la décision du COJI malgache et partage entièrement l’avis de ses protégés.

Y a-t-il toujours une chance pour que le badminton puisse être récupéré ? Selon, le président du CNOM, Chintamun Ramboccus qui avait assisté à la dernière réunion du CIJ, elle est très minime.

“Avec les Seychelles nous nous sommes battus jusqu’au bout pour récupérer le badminton. J’avais même fait une proposition pour que la question soit reprise lors du comité final, mais en vain. J’ai quand même demandé qu’elle soit incluse à l’agenda de la prochaine réunion. Toutefois, je ne sais pas s’ils vont le faire”, souligne pour sa part l’homme fort du CNOM.

Il s’en est aussi fallu de peu pour que le cyclisme ne soit pas retenu pour les prochains JIOI. Heureusement qu’il a pu être sauvé après discussions.

L’AFRIQUE S’EN MELE

<B>La FAB dans le rôle de médiateur</B>

La Fédération africaine de badminton a décidé d’intervenir auprès du ministre des Sports de la Grande île. “Une délégation se rendra prochainement à Tananarive pour tenter de convaincre le ministre des Sports de sauver le badminton. Nous comptons faire deux propositions à l’État malgache. La première concerne la compétition elle-même. Au lieu d’un tournoi par équipes féminin et masculin, nous allons proposer une compétition mixte basée sur la formule de la Sudirman Cup où seulement un minimum de quatre joueurs par pays sera nécessaire. Nous allons aussi proposer d’apporter notre soutien technique et logistique pendant les Jeux. Bien sûr ceci en collaboration avec les autorités malgaches. Nous envisageons même de financer, avec l’aide de la fédération internationale, l’achat des volants pour la compétition”, explique Raj Gaya, secrétaire de la Fédération africaine de badminton (FAB) et membre du Conseil exécutif de la fédération internationale.

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