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Hum Tum un marathon pour une finale
L?express samedi et Zapping a cru dans le bien-fondé de l?émission Hum Tum, révélatrice de talents. Nous soutenons ce concours depuis son coup d?envoi, comme nous le faisons pour tous les concours de chant, de Ti Mambo à La nouvelle star, en passant par Hum Bhi, B the nxt star, Sofé Ravann ou encore la Star Academy... Néanmoins, la finale de Hum Tum a profondément déçues.
C?était long. Beaucoup trop long. Passés les douze coups de minuit, les nerfs des spectateurs et des téléspectateurs ont lâché. Le coup d?envoi de la finale de Hum Tum a eu lieu vers 17h15 au Centre Swami Vivekananda. Ce n?est que vers 00h40, le lendemain matin, alors que les finalistes avaient terminé leur tour de chant cinq heures plus tôt, que les noms des lauréats du concours ont été connus. C?est trop.
Notre station de télévision nationale doit être la seule au monde où les architectes d?une émission et son directeur général, viennent devant la caméra pour s?auto-congratuler. Pire, les sponsors, dont nous tolérons déjà les nombreuses pauses publicitaires, pour leur rendre la monnaie de leurs pièces, ont eux aussi eu droit à leur heure de gloire face à la caméra. C?est trop. Ces discours en bonne et dûe forme, ajoutés aux coupures publicitaires, sans parler de l?interruption d?une demi-heure, pour permettre la diffusion du journal télévisé de 19h30, ont contribué à plomber cette finale.
Pourtant, la finale de Hum Tum promettait d?être grandiose. Le décor, les présentateurs (même s?il manquait la petite étincelle entre eux), les différentes équipes techniques, les musiciens, ont été à la hauteur. Mais ça ne suffisait pas.
Un show télévisé qui se respecte, n?a qu?un objectif : susciter l?intérêt et faire de sorte qu?il ne faiblisse jamais. Or, plus les heures s?égrénaient, plus les coupures publicitaires se multipliaient, plus l?intérêt pour cette finale décroissait.
Pire, la MBC n?a eu de cesse de clamer que Hum Tum était destinée à toute la population. La finale ne pouvait guère toucher la masse, puisque l?émission était principalement en hindoustani, malgré un mélange des genres en début de programme, avec les danseuses du Centre Culturel chinois, accompagnées par les violonistes du Conservatoire François Mitterrand. Ni les présentateurs, ni les techniciens, n?ont jugé utile de traduire, en anglais, français ou créole, les propos des uns et des autres.
Certes, il y avait la présence d?Ismail Darbar, un président du jury haut en couleur, (qui s?est essayé pour la première fois à la chanson, alors qu?il est compositeur), dont l?humour caustique ne servait pas toujours les intérêts de la MBC.
Il a déclenché un fou rire général, lorsqu?il a déclaré que les nombreuses pauses pub, ne justifiaient pas les invitations aux toilettes, vu que les boissons et la nourriture, n?étaient pas distribuées à volonté.
Les stars bollywoodiennes ont fait le show
Il y avait également la présence d?Hema Sardesai et de Vinod Rathod, deux autres étoiles venues de Bollywood, membres influents du jury, mais aussi chanteurs. Ces derniers ont si bien fait le show, qu?on en a oublié la présence des douze finalistes, alors qu?il aurait été plus judicieux que les finalistes fassent le show, entrecoupé par celui des stars bollywoodiennes.
Les finalistes ont été techniquement irréprochables. Mais chacun, chantait sa chanson. Il n?y avait aucun échange entre les duettistes, et encore moins une once de complicité, exception faite des lauréats, qui se sont appuyés l?un sur l?autre pendant leur tour de chant. A la fin des tours de chant, nous nous attendions à ce que le jury fasse au moins un commentaire, rien du tout. On est resté sur notre faim.
La finale de Hum Tum aurait pu être l?événement télévisuel de l?année, comme la direction de la MBC n?a eu de cesse de le clamer. Toutes les faciltés logistiques et financières ont été déployées. Le Swami Vivekananda Center était sans doute le lieu le plus indiqué pour accueillir cette fête de la musique qui a révélé autant de talents locaux. Malheureusement, la fête a été gachée par un excès de zèle évident.
Un divertissement de bonne facture n?est réussi que lorsque le téléspectateur en prend plein la vue. Sept heures après son coup d?envoi, la finale de Hum Tum ressemblait davantage à une plate-forme politique et promotionnelle, autant pour les sponsors que pour la MBC, plutôt qu?à une émission de télévision, destinée à promouvoir les talents locaux.
Le spectacle en a été terni.
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