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Hossen Jhaumeer, la vie en rouge
Pour certains, elle est idéale pour garder la ligne, pour d?autres elle est source de vitamine A? Pour Hossen Jhaumeer, la tomate est une passion, un défi. Grâce à elle et ce, depuis plus de trois ans, notre homme voit la vie en vert, puis en jaune et finalement en rouge et il est heureux comme ça. Hossen fait partie de ces planteurs qui croient dans la culture hydroponique.
C?est dans des serres que ce cadre employé chez Fuel règne avec nonchalance après les heures de boulot. Son épouse s?en occupe durant la journée avec l?aide de deux employées, car du boulot, il y en a ! Il faut planter les semences dans des bacs, transplanter les plantules dans la serre, les planter dans de la paille de coco, les faire filer vers le haut, les maintenir avec des fils, couper des tiges au fur et à mesure, nettoyer la serre pour contrecarrer les maladies, veiller à la fertigation. « La tomate, c?est comme un être humain, il faut s?en occuper constamment », lance Hossen.
Dans ses yeux d?ailleurs, il y a le reflet d?une jeunesse dédiée à la plantation. « Toutes mes vacances scolaires se passaient dans les champs de canne avec mon père. Et je n?ai jamais cessé d?aimer la terre. » C?est ainsi et paradoxalement, qu?en 2004, en surfant sur la toile, qu?il développe une curiosité pour la culture hydroponique. « Je me suis lancé dans cette aventure avec beaucoup de précaution. C?est une technique qui demande un gros investissement initial, le marché de la tomate est restreint à Maurice et la culture n?est pas à l?abri des maladies et des cyclones. J?ai pris un risque, l?apprentissage a un risque, mais aujourd?hui mes serres s?agrandissent », raconte Hossen.
Écouler les tomates sur le marché est une autre paire de manches. Chaque semaine, elles prennent la direction des hôtels et des hypermarchés. Ce n?est visiblement pas gagné d?avance. Si les Mauriciens sont friands de pommes d?amour, ce n?est pas toujours le cas pour les tomates.
Mais Hossen a trouvé le filon pour s?en sortir. Le secret réside dans la détermination, dans l?aide que l?Agricultural and Research Extension Unit (Areu) lui donne, dans l?amour de la cuture.
Il se lance déjà dans la culture du concombre vert hydroponique, et avec l?Areu, tente une expérience avec les melons. Voilà, on connaissait l?homme qui murmurait à l?oreille des chevaux, il existe aussi l?homme qui parle aux tomates !
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