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Hood reconnaît s’être dopé
Le joueur de tennis argentin Mariano Hood, un spécialiste du double, a reconnu lundi avoir été contrôlé positif à une substance interdite pendant le tournoi de Roland-Garros cette année.
Hood a précisé que de la finastéride avait été décelée dans ses échantillons. Selon plusieurs articles de presse, Hood prenait ce produit depuis neuf ans sous la forme de pilules afin de prévenir la chute de ses cheveux.
La finastéride, considérée comme un produit masquant, a été ajoutée sur la liste des substances interdites par l'ATP en novembre.“J'ai contacté mes avocats, je n'ai pas plus d'information”, a déclaré Hood.
Le contrôle positif du joueur a été révélé mercredi dernier dans le quotidien L'Equipe, en même temps que celui de son compatriote Mariano Puerta, testé positif à l'étiléfrine après sa défaite en finale à Roland-Garros. Agé de 32 ans, Hood est le joueur argentin le mieux classé en double. Vingt-sixième mondial, il compte 13 titres à son actif.
La puissante “armada argentine” qui a déferlé sur le tennis mondial ces dernières années voit ainsi son image salie par divers scandales de dopage, impliquant six joueurs dont Mariano Puerta, finaliste à Roland-Garros en 2005.
Si le dopage de Puerta est avéré, il s'agirait d'une récidive pour Puerta qui risque du coup une suspension à vie qui serait la première de l'histoire du tennis. Il avait déjà été sanctionné neuf mois entre octobre 2003 et juillet 2004 pour avoir pris du clenbuterol.
Le lendemain des révélations de L'Equipe, le tennisman de San Francisco dans la province de Cordoba (centre), a été éliminé au 3e tour du tournoi de Tokyo dont il était tête de série n°1.
Puerta n'a cessé depuis d'affirmer qu'il était innocent. Mais la suspicion s'étend désormais à tout le tennis argentin puisqu'il s'agirait du sixième cas de dopage en cinq saisons.
Une nouvelle suspension porterait un rude coup à la réputation d'une nation tennistiquement jeune qui a décroché quelques prestigieux succès ces dernières années, à commencer par la victoire inattendue de Gaston Gaudio à Roland-Garros en 2004, vainqueur en finale de son compatriote Guillermo Coria.
Le premier cas de dopage connu du tennis argentin est celui de Juan Ignacio Chela, suspendu trois mois en 2001 pour avoir pris de la méthyltestostérone.
Puis Coria a lui aussi été écarté sept mois des courts, fin 2001, pour prise de nandrolone, bien qu'il ait prouvé qu'il avait pris un médicament autorisé par l'ATP mais contenant de la nandrolone.
En 2002, c'est au tour du joueur de double Martin Rodriguez d'être averti et sanctionné financièrement et rétrogradé au classement ATP pour un excès de caféine.
A suivi la première affaire Puerta puis, il y a quelques semaines, la sanction pour deux ans – retour sur le circuit à partir du 11 juillet 2007 – de Guillermo Canas. Alors 10e mondial, Canas avait été contrôlé positif à l'hydrochlorothiazide (HCT) le 21 février lors du tournoi d'Acapulco au Mexique.
Certains en Argentine voit dans la révélation de ces cas un acharnement contre le tennis de leur pays et sa génération dorée, née contre vents et marées durant la crise économique. Des pays plus riches n'ont pas réussi, malgré de lourds investissements, à former autant de champions.
L'agent de Puerta, Jorge Bracero, a affirmé depuis Paris à la radio Pop de Buenos Aires que le fait que “le 8, le 9, le 10 et le 11 du classement (ATP) soient argentins doit gêner”. “Que la loi soit la même pour tous, a-t-il ajouté. Il y a des joueurs d'un âge avancé qui courent comme des jeunes de 20 ans.”
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