Publicité

Hollande, la culture de la désillusion

27 juin 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Avec la Hollande c’est tout le temps pareil. Le même vieux tube qu’on ressort à chaque Coupe du monde : cette fois leur équipe est très forte, ils veulent chasser leurs vieux démons et grimper sur le toit du monde. Mais elle finit les mains vides, les yeux humides.

Cruyff, Neskeens, Gullit, Bergkamp hier. Van Nistelrooy ou Robben aujourd’hui. Et toujours cette malédiction qui les empêche de s’affirmer en Coupe du monde. Pourtant, la première sortie des Oranje dans ce Mondial 2006 avait séduit les observateurs (succès 1-0 contre la Serbie) grâce à un Arjen Robben des grands soirs, tonitruant sur son aile gauche.

Mais une victoire chanceuse contre la Côte d’Ivoire (2-1) et un match nul contre l’Argentine (0-0) soulignaient les limites physiques et mentales des Oranje. Les rabat-joies vont sans doute rappeler que les anciens bannis, comme Clarence Seedorf et d’autres, auraient dû venir en Allemagne pour apporter leur expérience, mais au final cette volonté de rajeunissement va certainement payer.

L’Euro 2008, en Suisse et en Autriche est déjà derrière la porte et l’équipe de Marco Van Basten aura encore mûri d’ici là. Il doit être au préalable félicité pour avoir su construire une équipe talentueuse aussi vite.

Certains reprochent au jeune sélectionneur de ne pas avoir su contrôler ses ouailles lors du pugilat collectif de Portugal-Hollande, qui a produit un nouveau record de cartons rouges dans une Coupe du monde, dimanche dernier.

Mais que pouvait-il faire au juste ? L’enjeu semble avoir déboussolé joueurs néerlandais et portugais ce soir-là, bien aidés, une fois n’est pas coutume, par un arbitrage toujours aussi approximatif.

Dès lors, les bruyants et très nombreux supporters orange venus d’Amsterdam et alentours pouvaient arrêter de chanter et de boire, pour rentrer chez eux et ruminer les énormes occasions manquées.

Après les Tchèques, les Hollandais sont la deuxième formation séduisante à quitter la compétition faute de chance. A contrario, l’Italie, elle, fidèle à ses habitudes et son histoire, s’est qualifiée hier pour les quarts de finale à l’arraché, sur un penalty généreux à la 94e minute. Cruel destin de deux nations du football…

Sans briller, la Squadra Azzurra est toujours là au plus haut niveau et a gagné trois Coupes du monde. La Hollande a, quant à elle, beaucoup donné au football mais n’est toujours pas récompensée. L’Espagne ferait bien de s’en rappeler ce soir au moment de défier une équipe de France que l’on dit grabataire…

Publicité