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Histoire de fiascos
Mariano Garcia Remon n'est pas sorti de l'auberge. L'homme qui s'est fait refiler la patate chaude quand Jose Antonio Camacho a jeté l'éponge, n'est pas au bout de ses peines. Après une éclaircie contre Osasuna (1-0), le Real Madrid a rechuté gravement sur la pelouse de l'Athletic Bilbao.
Complètement amorphes, les Madrilènes se sont fait promener pendant 45 minutes par des Basques bien organisés qui ont pu prendre sans trop forcer l'avantage grâce à Urzaiz et Ezquerro. Totalement fébriles, les Merengue, malgré la présence de Figo, Beckham, Raul et Ronaldo, étaient incapables de prendre le match à leur compte.
En deuxième période, Raul se secouait enfin et réduisait la marque joliment. Roberto Carlos, pour la première fois sur le banc en huit saisons de présence au Real, entrait alors sur la pelouse mais rien n'y faisait et les Madrilènes encaissaient leur deuxième défaite de la saison.
De quoi aborder le prochain match de Ligue des Champions avec le trouillomètre à zéro. Seule consolation, l'adversaire, l'AS Rome, est dans une situation à peu près aussi critique si ce n?est pire...
Rudi Völler a jeté l'éponge samedi soir après une nouvelle défaite face à Bologne lors de la 4e journée (1-3). Deux techniciens qui partent, un transfert contesté (Mexès) et le match perdu sur tapis vert en Ligue des Champions après que Anders Frisk, l'arbitre de la rencontre, ait reçu un projectile, ça fait beaucoup...
Du coup, la Roma est proche de la crise de nerfs. Les événements malheureux s'enchaînent avec une vitesse déconcertante et la réaction tant attendue patiente tranquillement dans un coin du stade.
Il ne faut pas s'y tromper, la décision de Rudi Völler de passer la main si rapidement quelques jours seulement avant le rendez-vous ultra-important de ce soir à Madrid en Ligue des Champions n'est pas innocente. Face au comportement de certains de ses joueurs, il s'est aperçu que son message ne passait pas.
A ce titre, la défaite à Bologne (avec deux buts de Mourad Meghni), contre une équipe qui a joué à 9 pendant quasiment 40 minutes, aura fait office de détonateur (1-3). ?Il n'y avait aucune volonté. Tout le monde est à blâmer mais le responsable, c'est moi. J'ai compris que ma manière de travailler ne pourrait pas les faire avancer. Je pars car je pense que c'est le meilleur moyen d'aider la Roma.?
Un aveu qui fait mal. Mais ce sentiment était si profondément ancré que ni les joueurs ni Franco Baldini, le directeur sportif, ne le feront changer d'avis. Le technicien allemand pointe le doigt là où ça fait mal avec l'envie de faire réagir ses hommes...
Si réaction il doit y avoir, elle devra arriver très vite. Après les incidents du stade Olympique de Rome face au Dynamo Kiev (défaite sur tapis vert 0-3 et deux matches à huis clos), la Roma est au pied du mur avant le déplacement délicat à Madrid. Car même si le Merengue ne sont pas au mieux, il faudra montrer un autre visage pour espérer briller.
Ezio Sella, promu en interne pour diriger temporairement l'équipe, aura intérêt à trouver les bons mots. Ensuite, une nouvelle page va s'écrire. Le président Sensi cherche déjà son troisième entraîneur de la saison. Le successeur de Prandelli et Völler pourrait être Luigi del Neri ou encore Alberto Zaccheroni. Le courageux aura en tout cas du pain sur la planche...
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