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Hillary Clinton se rend en Birmanie encourager l''ouverture

30 novembre 2011, 20:00

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Hillary Clinton se rend en Birmanie encourager l''ouverture

La secrétaire d''''Etat américaine, Hillary Clinton, s''est entretenue ce jeudi 1er décembre avec les leaders du nouveau gouvernement birman lors d''une visite historique dans ce pays.

Cette visite est destinée à encourager et tester un régime isolé et  qui a multiplié les réformes ces derniers mois. « Je suis ici parce que le président []]Barack] Obama et moi sommes encouragés par les mesures que vous et votre gouvernement avez prises pour votre peuple », a déclaré Mme Clinton lors d''une rencontre avec le président Thein Sein dans la capitale, Naypyidaw.

"Votre visite est la première en cinq décennies. Votre visite est historique et sera un nouveau chapitre dans []]nos] relations", a de son côté souligné le président birman. C’est la  première visite d''un chef de la diplomatie américaine depuis John Foster Dulles en 1955. Elle  intervient après huit mois de réformes spectaculaires depuis la dissolution en mars de la junte, qui a transféré ses pouvoirs à un gouvernement dit « civil ».

Le retour d’Aung San Suu Kyi

Dans un pays toujours dominé par les militaires, le nouveau régime a en particulier permis le retour au cœur du jeu politique de l''opposante Aung San Suu Kyi, libérée de résidence surveillée il y a un an. Sa Ligue nationale pour la démocratie (LND), dissoute par les militaires en mai 2010 pour avoir annoncé son boycott des élections de novembre suivant, a décidé de se réenregistrer et de présenter des candidats aux prochaines législatives partielles. La lauréate du prix Nobel de la paix a elle-même confirmé mercredi son intention de se présenter lors de ce scrutin, pour la première fois de sa carrière politique.

Mme Clinton se rendra ce jeudi  à Rangoun et rencontrer Mme Suu Kyi, incontournable interlocutrice des capitales occidentales. Mercredi, la fille du général Aung San, héros de l''indépendance assassiné, avait espéré lors d''une visioconférence entre la Birmanie et Washington que le voyage de Mme Clinton contribuerait à encourager le changement. "J''espère que la visite de la secrétaire d''Etat Clinton ouvrira la voie à une relation meilleure (...) et qu''il y aura une sorte d''entente qui profitera à l''avancée des réformes."

La secrétaire d''Etat avait elle-même espéré mercredi, juste avant son arrivée, que les efforts de réformes se traduiraient par un véritable "mouvement pour le changement". Elle avait indiqué aux journalistes qu''elle déterminerait par elle-même "quelles sont les intentions du gouvernement actuel en ce qui concerne la poursuite des réformes, politiques et économiques". Elle a plusieurs fois indiqué qu''elle n''envisageait pas la levée immédiate des sanctions économiques américaines, étape qui nécessiterait de toute façon l''approbation du Congrès.

Libération de tous les prisonniers politiques ?

Les Etats-Unis ont d''autres outils potentiels à leur disposition pour encourager le nouveau régime, comme l''augmentation de l''aide au développement dans un pays très riche en ressources naturelles, mais malgré tout l''un des plus pauvres de la planète. Ils pourraient également nommer un ambassadeur en Birmanie, où ils sont représentés par un diplomate de rang inférieur depuis les élections de 1990, remportées largement par la LND, qui n''a jamais été autorisée à exercer le pouvoir.

Mme Clinton devait d''autre part insister pour la libération de tous les prisonniers politiques. Environ 200 d''entres eux, dont le célèbre humoriste Zarganar, avaient été libérés en octobre, mais entre 500 et plus de 1 600 selon les estimations sont toujours derrière les barreaux.

Photo (Reuters) : Hillary Clinton dans le palais présidentiel birman, entourée du président Thein Sein et de sa femme Khin Khin Win.

(Source : Le Monde.fr & AFP)

 

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