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Hervé Duval s?en prend à la FSSC

22 octobre 2007, 00:00

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Un document intéressant à annexer au dossier des relations professionnelles, devant exister entre un ministre et son secrétaire permanent. Le thème demeure d?ailleurs d?actualité, si l?on se réfère à un ministre, à qui la rumeur publique reproche d?houspiller ses fonctionnaires plus souvent qu?il n?est besoin. Il en sera ainsi tant que certains d?entre nous ambitionneront avoir un emploi dans le gouvernement, avec le risque de devoir un jour ou l?autre fonctionner ou paresser sous le regard omni-directionnel-présent-scient-potent d?un politicien, véritable Big Brother pouvant se déguiser en ministre capricieux, paranoïaque, et, pourquoi pas, sadique.

Il s?agit d?une lettre d?Hervé Duval, frère de Gaëtan, père d?Hervé, fils, ancien enseignant du collège Saint-Esprit, ancien président de la FSSC, ancien secrétaire permanent aux Affaires étrangères, futur ministre du Logement, des Terres comme de son Festival et, bien sûr, une des premières et principales victimes de l?opération lève paquet allé (alors simplement baptisée ?chasse aux sorcières?) de l?après 11 juin 1982.

L?ami Vévé s?en prend à Koomara Venkatasawmy, l?un de ses successeurs à la tête de la FSSC, pour avoir fait allusion publiquement aux fonctionnaires ?devenus gênants pour le nouveau gouvernement? car accusés (ont-ils pu présenter leur défense ?) de s?être ?identifiés? au régime travailliste pour ne pas dire ramgoolamien. Il s?insurge contre l?ignorance apparente (comme c?est joliment bien dit) de la FSSC quant aux pouvoirs constitutionnels des hauts fonctionnaires.

Il insinue que la FSSC aurait mis en garde ces mêmes hauts fonctionnaires contre les risques d?ingérences ministérielles dans les affaires administratives de leur ministère. Il s?étonne que si tel a été le cas, pourquoi est-ce que la FSSC ne s?en prend pas aux ministres accusés par elle de coupables ingérences plutôt que d?en vouloir aux victimes (les hauts fonctionnaires impliqués) de ces ingérences politiciennes intolérables.

Hervé Duval rappelle à bon escient que l?ancienne Constitution, celle d?avant 1967, prévoyait, dans tout ministère, une directive politique (celle du ministre) et une directive administrative (celle du secrétaire permanent). Les choses ont depuis changé et même constitutionnellement. D?après Vévé, père de légiste émérite, l?article 62 de notre Constitution permet au gouverneur général (aujourd?hui notre président républicain) d?allouer aux ministres désignés (souvent en raison de leurs origines castéistes) la responsabilité, entre autres, d?administrer son ministère, les départements gouvernementaux, les corps para-étatiques, les compagnies d?Etat, tombant sous sa juridiction. Un peu plus loin, l?article 68, de la même loi suprême, fait du secrétaire permanent le supervising officer seulement d?un ministère et de ses dépendances administratives. Au ministre donc, selon cette thèse éminemment duvalienne, l?Administration, l?Orientation et le Contrôle du ministère et à son secrétaire permanent la simple exécution des ordres ministériels.

L?ami Vévé conclut qu?en dépit de toutes les mises en garde, que peut multiplier la FSSC, le fonctionnaire ne peut s?opposer à une prétendue ingérence de son ministre omnipotent sur ses terres. Il peut simplement le ?conseiller? s?il daigne solliciter ses conseils car à quoi sert d?aviser quelqu?un allergique aux suggestions. Ses conseils, sollicités ou non, sont-ils dédaignés par son ministre, il (le fonctionnaire) ne peut qu?obtempérer ou... démissionner.

Vévé s?insurge encore contre la notion d?identification à un quelconque régime politique. Son... insurrection revêt, en 2007, une acuité encore plus grande, en raison de l?alternance gouvernementale sévissant depuis 1991 et devant se répéter en 2010, Ramjuttun le permettant. Le fonctionnaire, précise Hervé Duval, fait le serment de servir honnêtement et loyalement le gouvernement du jour (pourquoi ne pas remplacer ce dernier par le peuple souverain de Maurice ?). Est-ce s?identifier à un parti politique ? Et quid d?une FSSC s?identifiant à l?opposition du jour et donc à des partis politiques, rongeant leur frein dans caro cannes et attendant impatiemment la fin de l?exil et le retour à la terre promise de l?Hôtel du GM ? Il s?en prend aux ministres de l?après-11 juin 1982, s?amusant à jouer à Dieu le Père Fouettard et terminant leur conférence de presse par un ?et ce n?est pas fini !? des plus menaçants. Il invite la FSSC à relire notre constitution et à songer aux moyens d?enlever l?épée de Damoclès sur la tête de tout fonctionnaire, nouvel esclave d?un néo-négrier, nommé ministre politicien.

C?est aussi l?occasion de rappeler ce temps où un ministère était connu autant comme celui de son P.S. que de ministre. Exemple : l?Education de Franck Richard autant que de Kher Jagatsing, le Parquet d?Edwin Venchard et pas forcément de Paul Chong Leong, le PMO de Dayendranath Burrenchobay et de Bhinod Bacha, le BBRH de Georges André Decotter. Ils savaient simplement se faire respecter

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