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Hausse de 10 % de l?électricité
Une majoration des tarifs pour sortir de la zone rouge. Le conseil d?administration du Central Electricity Board (CEB) a entériné hier une hausse de Le tarif 10 % sur le tarif d?électricité pour les ménages et les entreprises industrielles. Une augmentation de 15 % frappera les abonnés commerciaux et les services d?éclairage public. Les nouveaux prix prennent effet à partir du 3 janvier.
Quelque 35 000 familles appartenant aux groupes sociaux vulnérables seront exemptées de cette majoration. Le CEB dit avoir pris cette décision pour ne pas pénaliser ceux qui sont déjà dans une situation difficile.
Le Conseil des ministres réuni hier a donné son aval à la requête du CEB. «Nous avions demandé une hausse de 25 %. Mais le gouvernement a finalement tranché en faveur d?une augmentation de 10 % et de 15 % pour les différentes catégories d?abonnés» déclare Patrick Assirvaden, le président du CEB.
Toujours est-il que cet ajustement tarifaire permettra à l?organisme de ≤se placer sur la voie d?un redressement financier. L?état des comptes du CEB est jugé critique. Le déficit accumulé s?élève à Rs 2 milliards. La hausse des tarifs rapportera Rs 705 millions de plus aux caisses du CEB pour la prochaine année.
La majoration des tarifs ne suffit pas pour remettre l?entreprise à flot. Le CEB prévoit d?autres actions en vue de faire face à la situation. «L?augmentation des tarifs n?est qu?une des mesures dans un programme de redressement» précise le président du conseil d?administration.
<B>Plan d?austérité </B>
Les nouvelles initiatives comprennent un plan d?austérité, un système de couverture des risques liés aux fluctuations des taux de change, l?exploration des sources de production d?électricité alternatives tels l?énergie éolienne et le charbon, une nouvelle politique de stocks, la récupération des factures non payées, une stratégie pour lutter contre les diverses formes de gaspillage et contre les manquements au niveau de la gestion, et une renégociation des contrats entre le CEB et les producteurs d?énergie indépendants.
La direction annonce le gel de son projet de construction d?un nouveau quartier général à Ebène. Cette décision fera économiser une somme de Rs 500 millions.
Il y aura d?autre part un contrôle plus strict des heures supplémentaires. «Nous constatons qu?il y a beaucoup d?abus au niveau des heures supplémentaires. Nous allons prendre des mesures immédiates pour que les heures supplémentaires soient ramenées à des proportions plus raisonnables. Actuellement, c?est comme un cancer qui est en train de ronger le CEB», commente Patrick Assirvaden.
Le CEB est actuellement en pourparlers avec l?ADF, une institution française de financement, en vue de renégocier les termes de remboursement d?un prêt de Rs 2 milliards. L?organisme a payé un surplus de Rs 150 millions sur le remboursement car il n?a pas exigé une révision du taux d?intérêt à la baisse lorsque le franc est passé à l?euro en 2002. Le nouveau conseil d?administration et le management tentent ces jours-ci de récupérer au moins une partie de cet excédant payé.
<B>Négociations avec les fournisseurs privés</B>
Le CEB veut revoir certains aspects de l?accord qui le lie avec les «independent power producers» (IPP). Patrick Assirvaden affirme l?intention d?ouvrir les discussions avec les producteurs privés en vue de renégocier le contenu des contrats. «Cela ne sera pas facile. Je ne me fais pas d?illusion. Mais j?estime que certaines conditions sont inacceptables.» Ils sont une dizaine de sociétés sucrières qui produisent de l?électricité pour le vendre au CEB. Le prix que le CEB paye aux sucriers est jugé exorbitant. D?autres termes du contrat sont également décriés.
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