Publicité
Halte au mépris !
Pourquoi allumer une bougie aujourd?hui à 19 h 30 en mémoire des victimes du sida ? Pour montrer quelque part que même si le sida assombrit des vies, même si des gens en meurent, nous ne nous posons pas en donneurs de leçon. Pour dire que nous avons compris que le sida n?est pas une punition pour ceux qui l?ont cherché. Pour encourager ceux qui sont en plein dedans à lutter contre la maladie. Car leur combat est rude. Leur existence est souvent compliquée et douloureuse, et il est vital de ne pas en rajouter avec nos préjugés et l?exclusion.
Au fond, l?on n?est souvent jamais totalement responsable ou totalement innocent quand on se trouve en face des problèmes.
Et si plutôt que de chercher des coupables, nous cherchions des solutions, des stratégies face à l?adversité ? Si nous suivions l?exemple, de ceux qui, au-delà du mépris, des stigmatisations, ont choisi une autre façon de voir les choses. Nous parlons de ces militants qui composent des chansons, montent des expositions, lancent des brochures, font des campagnes, animent des débats pour informer sans cesse, pour empêcher que cette maladie gagne encore du terrain. Ils sont certes nombreux dans les coulisses, notamment dans celles de la deuxième édition de l?International Aids Candlelight Memorial à miser encore sur la prévention et à mener campagne dans différentes régions de l?île. Ces personnes qui ?uvrent dans l?ombre pour bâtir une planète plus généreuse nous donnent une vraie leçon de vie : « Kombat viris la, pas dimounn ki viv ek li. »
Publicité
Publicité
Les plus récents