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Hôpitaux : le ministre de la Santé sort de ses gonds

16 février 2005, 20:00

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Quand, dans un hôpital, un seul guichet de pharmacie fonctionne au lieu des trois prévus; quand, aux urgences, il n?y que deux médecins généralistes au lieu de quatre pour soigner 250 patients, il y a lieu de se poser des questions sur l?efficacité des services de santé publique. Au fil des Management Meetings, le ministre de la Santé, Ashock Jugnauth, ne manque pas de crier sa colère face à la mauvaise administration.

Et les exemples sont nombreux. Trop nombreux, dit le ministre. Chaque mois, 12 855 patients reçoivent des soins aux urgences de l?hôpital de Flacq. A côté, les services pharmaceutiques fonctionnent au ralenti, comme constaté jeudi dernier : un rapport d?un conseiller au ministère note qu?un seul guichet est opérationnel.

Résultat : la réorganisation a été exigée par le ministre. Il souhaite que les trois guichets soient ouverts à partir de neuf heures. Sans compter les menaces de sanctions contre les officiers responsables de la supervision des pharmacies.

La présence des médecins aux urgences a également fait l?objet des discussions. Rigoureux, le directeur de l?hôpital informe qu?un contrôle se fait à chaque heure pour s?assurer de la présence de ces derniers.

<B>Traque aux ?brebis galeuses?</B>

Le chef du cabinet du ministère de la Santé, Jaya Veerapen, a une fois de plus raidi la ligne. Réitérant son intention de ?prendre des sanctions contre ceux qui ont la tâche de superviser les travaux de nettoyage?, Jaya Veerapen a demandé au responsable du personnel de lui communiquer les noms des officiers qui sont des ?brebis galeuses?.

La réunion du ministère de la Santé a aussi été l?occasion d?examiner le rapport sanitaire pour la région est. Les huit contraventions et les 11 Improvement Notices dans des restaurants ont donné, une fois de plus, l?occasion au ministre de se montrer intransigeant sur la question. Ashock Jugnauth a insisté pour que les échantillons soient pris chaque semaine dans des restaurants, des hôtels, et des cantines scolaires à des fins d?analyse. Il tient également à ce que des visites soient effectuées sur les lieux de préparation des aliments vendus à proximité des écoles.

Le ministre va encore plus loin : tous les cas d?infraction seront poursuivis, maintient-il, tandis que Jaya Veerapen précise qu?un inspecteur sanitaire est déjà sous le coup d?une sanction. Il ne s?est pas présenté en cour le jour où devait être entendu un cas se rapportant au ministère de la Santé.

Par ailleurs, de nouveaux services seront disponibles à l?hôpital de Flacq. Les patients devant subir des dialyses n?auront plus à se rendre à d?autres hôpitaux, comme par le passé.

<B>Suivi quotidien</B>

Mais il n?y pas qu?à Flacq que les lacunes ont été notées. 250 patients en attente à l?hôpital de Moka : une situation qui, pour le ministre est inacceptable. Jeudi dernier, seuls deux médecins généralistes étaient à leur poste. Les deux autres médecins, qui étaient également censés être de service, ont alors été sommés de reprendre leur poste dans le but de réduire l?attente des patients.

Ashock Jugnauth a de plus noté ?avec surprise? que les deux spécialistes de cet hôpital, qui avaient travaillé à l?hôpital SSRN et à Mahébourg le matin, ne figuraient pas sur le planning pour l?après-midi. Irrité, le ministre est resté à Moka jusqu?à que la salle d?attente se vide. Cette situation ?chaotique? ne devrait pas se reproduire, dit Ashock Jugnauth. Pour cela, il demande aux responsables de revoir tout le système, quitte à revoir le calendrier de travail du personnel.

Il a été aussi décidé que la salle d?attente des urgences soit séparée de l?Outpatient Department. Compte tenu de la situation difficile dans cet hôpital, il est désormais question d?un suivi quotidien.

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